Affichage des articles dont le libellé est démocratie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est démocratie. Afficher tous les articles

31/05/2011

de l'indignation efficace...

J'observe le mouvements des indignés de France depuis quelques jours : Ces jeunes qui se sont regroupés sur les réseaux sociaux comme facebook ou twitter, mais également sur les places des grandes villes françaises, afin de soutenir les indignados espagnols, mais également pour porter leur propre indignation face à la précarité qui les touche de plein fouet.

J'observe, et cette observation entraine dans mon petit crâne de quadra moultes reflexions.

Tout d'abord un regret...regret que cette indignation ait eu besoin de l'aiguillon espagnol pour naitre, alors qu'il eut été beaucoup plus fructueux de profiter de l'indignation des ainés massés par millions dans les rues françaises à l'occasion de la réforme des retraites. Pourquoi n'avoir pas saisi l'occasion de ce mouvement social, où l'indignation était forte, la mobilisation importante, pour s'indigner de façon plus globale de la pauvreté en France, du racisme, et autres faits révoltants ?

D'autre part, quelques remarques...Lors de ces manifestations contre la reforme des retraites, une erreur de stratégie a été faite , à mon sens, s'entêter à manifester jusqu'à la fin dans chaque ville de France, alors qu'un regroupement à la " capitale " eut été, peut-être, plus efficace, plus marquant. Les indignés de france ont-ils interet à reproduire ce type d'action, chacun dans son coin, dans les grandes villes de france, ne seraient-ils pas mieux entendus, en formant un cortège unique et pacifique, à paris ?

De plus, je note quelques points qui pourraient être un obstacle à ce que les plus " vieux" rejoignent ce mouvement d'indignation, légitime :
Qui, quel parti, ou mouvement, représentera, d'un  point de vue juridique les indignés de France ? Je pose cette question car je reste persuadée qu'il est nécessaire d'avoir des représentants, des personnes désignées pour porter les revendications...
D'ailleurs quelles sont ces revendications, au delà d'un boulot, d'un toit, d'un  meilleur salaire, etc...que demandent les indignés ? Veulent-ils virer de façon définitive les élus actuels, afin de renouveler le cheptel de ceux qui décident pour nous ? Provoquer des élections anticipées ? Changer de constitution, de république ?
Des questions essentielles : c'est génial de vouloir le changement, mais changer pour quoi ? Pour quel modèle de société ? Un préalable me semble-t-il à toute mobilisation dans la rue.

Le handicap majeur des ces mouvements d'indignés européens réside dans le fait que nous sommes censés vivre dans des démocraties : paradoxal n'est-ce pas ?
Ben oui, vu que nous sommes en démocratie, que nos représentants sont élus par le peuple ( si on oublie le fort taux d'abstention aux élections ces dernières années...), ces élus se planquent derrière leur légitimité acquise par les urnes, drôle, non ?
Non...parce que du coup lorsque les pays arabes se soulèvent, on nous explique que c'est normal parce qu'eux ne vivent pas en démocratie, et que c'est bien pour ça que les dictateurs leurs envoient l'armée pour leur taper dessus, tandis que nous, en France, nous sommes en démocratie, on a pas de raisons de râler, et si on se regroupe pour râler sur des places, les évacuations ne se font pas via l'armée...les démocrates sont malins, chez eux on a créé des corps de forces de l'ordre exprès pour les manifs, émeutes et révoltes : ça a le gout de l'armée, mais le papier d'emballage est différent, histoire de faire passer la pilule plus facilement...
Pour résumer, en démocratie tu ne peux pas faire la révolution, quelle soit french, spanish, grecque, ou même européenne, on s'en fout, parce que tu ne peux pas logiquement demander la démocratie là où tu es censé déjà l'avoir ! Je sais je suis pas drôle, là...

voilà ce que le peuple a gagné à baisser la garde face à la démocratie, couché sur ce petit matelas si confortable, garni de l'illusion de décider si besoin, mais cette necessité a toujours été là, seulement combien ont déserté les urnes, se désintéressant de la chose politique ( " oh, moi, la politique ça m'interesse pas, j'y comprends rien..." ), désertant les syndicats les laissant exsangues ( "oh les syndicats ca sert à rien..." ), désertant la cause commune pour se replier sur ses propres préoccupations, des propres besoins, sa propre petite vie...

Alors je dis oui, cool, chouette la #frenchrévolution mais quid des revendications, quid de ses représentants, parce que je crains que Mme démocratie et ses petits soldats utilisent toutes ses griffes pour leur sauter à la gorge, je leur conseillerai donc, d'interpeller les partis de l'opposition, de les jeter faces à leur responsabilités, de déposer à leurs pieds leurs revendications, leurs exigences, maintenant.

Comment ? En utilisant une arme pacifique, celle de la négociation qui réside dans un postulat de base : si vous n'êtes pas capables en tant qu'opposition de nous soutenir dans ce désir de changement qui est une urgence pour beaucoup, comment pourriez-vous être capables de porter ce changement une fois élus, en 2012, dans moins d'un an ?!
Enfin ce que j'en dit, moi...je suis rien qu'une blogueuse, de province...

18/05/2011

Bernadette se croit en monarchie

Bernadette Chirac a annoncé que l'arrivée d'un bébé issu du couple présidentiel " était une chance pour la France " Une chance ? Pour la France ?
Dans une monarchie, l'arrivée d'un héritier mâle serait certes une chance que la mascarade continue mais franchement dans une république je ne vois pas bien le rapport ?!

Les français ont certes compris notamment avec l'affaire du fils Sarkozy et de l'EPAD que cette dynastie fait partie d'un monde à part, où nul est besoin d'études, de compétences, ou de mérite pour " réussir " Concept qui fait sans doute plaisir à de nombreux français de tous bords confondus qui voient leurs enfants diplômés sans emploi...

A moins que l'ump ne décide de modifier notre constitution, nos institutions, l'arrivée de cet enfant n'est qu'une affaire privée qui n'est ni une chance, ni une malchance, pour la France et ses citoyens.
La campagne du président va-t-elle réutiliser les vieilles ficelles "people" de la dernière campagne de nicolas ?
Nous avons eu droit dans le premier épisode de cette saga, aux déboires amoureux du candidat avec une séparation suivi d'un rabibochage, puis au divorce post-élection et un happy-end grâce au remariage avec un jeune top-model.
Dans le second allons-nous devoir subir un remake à la française de " allo maman ici bébé ? " avec le décompte des mois qui passent, l'arrondissement du petit ventre de la future mère, ses cours d'accouchement puis en apothéose l'arrivée du bébé sur les marches de l'Élysée ?
Les français n'ont que faire de cet évènement d'ordre privé, ils attendent des solutions concrètes à leurs problèmes quotidiens, solutions qu'ils attendent depuis 2007...Une très longue gestation pour accoucher d'un mandat vide de toute réalisation si ce n'est le coup de pouce à l'extrême droite...
Je ne suis pas certaine qu'un président qui passe des nuits blanches à pouponner et à changer des couches soit l'homme de la situation pour relever la France de l'état déplorable dans lequel elle se trouve...
Ce qui serait merveilleux pour la France, ce serait que la France puisse enfin avoir un vrai président de la République...
Un billet de Nicolas sur le même sujet avec pleins de liens vers d'autres blogs à lire...

16/01/2011

la révolution appartient à ceux qui la font !

L'attitude du gouvernement français face à la situation en Tunisie, c'est un peu le coup du " perdant à toujours tort "...Maintenant tout le monde se félicite, se congratule du succès du peuple tunisien pour reconquérir la démocratie, mais cette révolution amplement justifiée a tout de même généré un silence assourdissant de notre État durant un long mois, où les cadavres se sont accumulés dans les rues qui embaument à présent le jasmin...
Pourtant dieu sait que nous sommes dirigés par des bavards, qui parlent à tort et à travers, se mélant de tout, et surtout de ce qui ne les regardent pas, mais dans les affaires qui dérangent, là, mutisme total.
Enfin mutisme, il y a bien eu quelques andouilles pour l'ouvrir et sortir des énormités, genre " vous voulez un coup de main, nous on sait mater la rébellion en France ! On a des super taser hachement efficaces et pis on aussi des flash ball tout neufs, ça marche bien le flash ball sur les petits manifestants trop nerveux ! Le canon à eau c'est dépassé , faut marcher avec son temps... " Ou bien du style " une dictature ? où ça une dictature ? meuh non, ne soyons pas excessifs ! La gauche voit des dictatures partout, là où règne simplement l'ordre, la sécurité... "

On peut en déduire qu'en France, on doit potasser la définition de dictature de toute urgence car je crois que certains ne savent plus très bien faire la différence entre dictature et democratie, ce qui somme toute lorsque l'on dirige un pays de 65 millions d'habitant est quand même alarmant !

Alors petit tour d'horizon selon la "nouvelle" conception française des " droits de l'homme" :
L'Irak, c'était une dictature, bouh, pas bien, c'est pour ça que les américains sont allés là bas et que nous on aurait du y aller aussi selon qui vous savez.
La chine c'est pas une dictature, c'est pour ça que nous on fait tout plein de beaux contrats avec eux et qu'on leur donne par dessus le marché la technologie pour qui se débrouillent tout seuls comme des grands.
L'Iran, c'est une dictature, c'est pas bien, c'est pour ça qu'il faut pas leur laisser le nucléaire.
Par contre, la Lybie, c'est pas une dictature, c'est pour ça qu'on lui donne de beaux avions tout neufs et qu'on reçoit son chef sur notre beau tapis rouge républicain.
La Russie, meuh non ! La Corée du Nord ? pffft, vous vous posez trop de questions pour un dimanche !

28/09/2010

la fabrique à "bons français "


Un nouveau genre d'activité semble se développer dans notre beau pays, l'usine à " bons français ", à ne pas confondre avec l'usine à " mauvais français " qui n'est pas rentable d'un point de vue électoral.

La fabrique à " bons français " permet de récolter tout plein d'électeurs sans se casser le popotin, vous prenez une idée facile, une solution simpliste à des problèmes complexes, vous saupoudrez de graine de bons français et ça pousse tout seul, il faut quand même au préalable un bon terreau, enrichi avec du fumier bien gras, ou bien la graine végète et ça ne donne pas grand chose.

J'ai tenté de me documenter, comment différencier le mauvais grain du bon ? C'est quoi un "bon français " ?
Le bon français doit-il être un mangeur de saucisson ? Un buveur de pinard ? Un Chanteur émérite de la Marseillaise ? Doit-il avoir des draps bleu-blanc-rouge ?

Ah....je crois avoir trouvé ! Un bon français c'est un mec Honnête, qui fraude pas le fisc et planque pas ses économies dans des paradis fiscaux...
Un mec qui respecte les lois de la république : " liberté, égalité, fraternité " pas un type qui ment comme il respire, qui profite du système, ou pire qui donne des passe droits à tous ses petits copains !
...Ah...Et pis un bon français, il parle français, il dit pas des trucs genre " cass'toi pov'con ", il connait l'histoire de france sur les bout des doigts, sauf les petits passages un peu nébuleux comme la guerre d'Algérie, l'esclavagisme, Vichy, non ces passages, on s'en fout il faut se souvenir que des bons moments, comme la victoire de la France au mondial de 1998, ça c'est historique, c'est la grandeur de la France !
De plus, le bon français ne renie pas sa culture française, au dessus de la cheminée, il a un beau poster de notre chanteur national Johnny.

Je suis ravie d'avoir pu vous éclairer sur ce nouveau concept de " bon français " qui j'en suis certaine va faire un tabac au moment de passer aux urnes...Ne vous trompez pas de bulletin, il y en a au moins deux qu'on pourrait confondre pas mégarde...

17/09/2010

la guerre aux juges


Le ministre de l'intérieur a déclaré la guerre au juges en lançant une série d'idées saugrenues, pitoyables et choquantes telle que " l'élection des juges d'application des peines, de même que les présidents de tribunaux correctionnels"...une justice plus populaire...image parfaite pour une politique populiste !
Dérive dramatique et inquiétante, fuite en avant, dérapage incontrôlable qui va nous entrainer tous droit dans le mur !

Cela fait un moment que les juges sont dans le collimateur de notre gouvernement, ce qui m'inquiète c'est la finalité de tout ceci... Réduire le pouvoir judiciaire à quelle fin ? Cela ne fleure pas très bon toute cette histoire, j'ai comme une boule d'angoisse dans la gorge, pas vous ? Ce cher homme propose la majorité pénale réduite
. Pour «punir les mineurs responsables (…) comme ils le méritent (...) il souhaiterait également abaisser la majorité pénale de 18 à 16 ans, pour tous ?
Ou seulement pour NOS enfants ? ceux qui n'ont pas d'appuis, ceux qui ne sont pas bien nés, ceux qui ne bénéficient d'aucun privilège ?

Mais où va une société qui n'a d'autres remèdes à ses maux que de mettre tout le monde en prison, même ses gosses ?
Un enfant de 16 ans serait assez grand pour aller en prison mais pas pour conduire ? Pas pour boire ? Pas pour aller acheter des clopes ? Et pas pour VOTER ?!

Répression, manipulation, mensonges, politique de la peur, xénophobie...

Je me questionne face à ces nombreuses dérives " Que fait la majorité ? Que fait l'opposition ? Pourquoi ne réagissent-elles pas ? Quelles sont les manœuvres, les dossiers gênants qui les empêchent d'agir pour le bien de notre pays ? "

On nage au fond d'une mare boueuse, dont la noirceur va nous engloutir et je vous conseille à tous de prévoir une bouée...

06/08/2010

lève toi et marche

Bloguer, ne se résume pas seulement à écrire des petits billets sympathiques pour ses copains et sa famille ( que je salue au passage...), cela peut être utile aussi pour agir à sa façon, à exprimer son indignation et son refus.

Je me refuse à croire qu'une majorité de français est d'accord pour créer une sous-catégorie de français, des français de seconde zone : la loi doit être la même pour tous les français, c'est cela l'égalité entre les tous les citoyens, bannir les privilèges et assurer une égalité des chances, voilà l'objectif d'une véritable démocratie !

Assurer la sécurité, lutter contre la violence, oui, mais que cette lutte ne devienne pas un moyen électoraliste en racolant ce que la France a de plus vil, ni un prétexte pour masquer ses erreurs, ses manquements et son complet échec dans sa politique.
Surprenant qu'avec un chômage de 2,957 millions d'actifs, une augmentation de 6,2 % en 2009, la seule préoccupation de nos gouvernants soit de bouter hors de nos frontière une poignée de roms vivant dans des cabanes en carton !

Les propos tenus au plus haut de l'État, les fameux sondages discutables relayés par une presse aux ordres, sont des éléments qui ruinent l'image de notre pays dans le monde entier, et on ne sait quels seront les effets à plus ou moins long terme d'une perte de confiance envers un pays cités autrefois comme exemple dans le domaine des droits de l'homme.

Pourquoi devrions-nous nous résigner à perdre la liberté, l'égalité et la fraternité ?
Trois mots qui ne sont pas vides de sens comme on tente de nous le faire croire !
Trois mots pour lesquels beaucoup ont perdu la vie dans l'espoir que les générations futures vivraient dans un monde plus juste : Devons-nous faire une croix sur cet héritage ? Nos enfants devront-ils grandir sans savoir ce qu'ils signifient ?

Je le refuse, c'est pourquoi lecteur, que tu sois de droite ou de gauche, suis-moi ICI, cette pétition, c'est un premier pas que tu feras pour défendre la liberté, l'égalité et la fraternité. le second pas que tu feras te mènera encore dans la rue, le 4 septembre pour crier non pas "travail, famille, patrie" mais "Liberté, Égalité, Fraternité", des mots qui vivront tant que tu continueras d'y croire.

05/08/2010

viens te faire plebisciter chez les français


Le référendum national ( articles 11, 88-5 et 89 de la Constitution) est un vote par lequel les citoyens d'un pays peuvent approuver ou rejeter une proposition. Il peut également servir à consacrer la légitimité du président de la République et de sa majorité. le référendum devient alors un plébiscite.
On parle de plébiscite lorsque la question posée peut-être utilisée à d’autres fins par son auteur, notamment en cas de forte personnalisation du pouvoir pour renforcer sa légitimité. Le général de Gaulle a utilisé le référendum de cette façon. Ainsi en 1969, les citoyens rejettent sa proposition de réforme du Sénat et de régionalisation, il s’est aussitôt démis de ses fonctions.

En toute logique, un chef d'Etat sûr de lui et du bien-fondé de son action pourrait proposer un référendum national sur un projet de loi très controversé afin de demander son avis au peuple sur ce projet et mettre en jeu la fin de son mandat : On peut clamer être gaulliste, mais on n'est pas de taille à se mesurer avec un De Gaulle, hein ?

On tente de vous faire avaler avec des sondages, que vos compatriotes sont 100 % d'accord, 100 % satisfait, mais si vous prenez le temps de parler avec les gens autour de vous vous verrez qu'on est très, très loin des 100 %, ou 80 %, ou même 50 % de gens nageant dans le bonheur.
Rappelez vous les milliers de personnes défilant dans les rues au mois de juin, hurlant leur raz le bol, parions qu'ils ne font pas partie des 1000 personnes sondées par Ifop, 1000 personnes qui seraient supposées représenter l'ensemble des français et plébisciter le président : depuis quand 1000 personnes suffisent pour plébisciter un dirigeant ?

Alors toi dont on ne doit pas prononcer le nom, annonce un référendum et viens te faire plébisciter si tu l'oses ! t'es même pas cap'

04/08/2010

un vieux discours

j'ai écouté le premier discours de notre président, avec des passages d'actualité :

" rassembler les français " un objectif qu'il faudra remettre au second mandat parce que là de toute évidence avec la déchéance de la nationalité, les français d'origine étrangère, pourraient à tort, s'imaginer qu'ils ne sont pas des français comme les autres et que s'ils s'avisaient de faire du mal , ils seraient plus punis que les autres français.

"respecter la parole donnée de tenir les engagements..." euh, le pouvoir d'achat ? pour le second mandat aussi, bon on va attendre alors...

" exigence de tolérance et d'ouverture parce que jamais l'intolérance, le racisme,l'antisémitisme, le sectarisme n'ont été aussi destructeurs..." oui, bien sûr... ouverture, de nos frontières, aux roms, et aux gens d'origine étrangère, pour qu'ils repartent en avion ou en caravane, l'organisation du voyage est très bien rodée.

" parce que les français en ont assez que leurs vies soient toujours plus lourdes, toujours plus dures, parce que les français en ont assez des sacrifices qu'on leur imposerait sans résultats..." ben ça c'est vrai, avec la réforme des retraites et le chômage, nos vies vont être plus légères, nos porte-monnaies aussi.

" exigence de justice...les sacrifices ne sont pas équitablement répartis ni que les droits n'étaient pas égaux pour tous..." encore une vérité, le français a actuellement l'impression d'être plus égal que les autres surtout celui qui a un beau bouclier fiscal, avec des armoiries, une grande avancée vers l'égalité. Je n'ai qu'un mot : bravo ! un bouclier pour les plus riches et une niche pour les autres.

" démocratie irréprochable " comme nous le montre toutes ces affaires montées de toutes pièces par des journalistes qui n'ont que ça à faire, et puis des petits juges qui prennent la grosse tête, tous des méchants qui s'en prennent aux innocents politiques qui ont choisi de sacrifier leurs vies pour notre bien être, à nous français, ben alors...

"le français qui ne veut plus qu'on pense à sa place..." alors là, je suis à 100 % derrière notre président et j'espère que certains qui yoyotent à fond, vont rebrancher le câble leur permettant d'analyser, de mémoriser, et de décider par eux-mêmes, grâce à un programme livré avec tout cerveau normalement constitué qui se nomme " esprit critique ".


Nicolas Sarkozy, 1er discours de Président
envoyé par basileblog. - L'actualité du moment en vidéo.

01/08/2010

choisis ta droite, camarade !

L'égalité devant la loi est un fondement de la démocratie, un principe qui trouve son origine dans la déclaration des droits de l'homme de 1789, et qui bannit l'idée qu'un groupe d'individus puisse détenir des privilèges garantis par la loi.

Point n'est mon propos de remettre en question la gravité des actes qui consistent à porter atteinte à la vie des forces de l'ordre, mais je m'interroge sur l'idée consistant à traiter plus durement un criminel qui aurait tué un policier de celui qui aurait tué un citoyen lambda. Tous les citoyens, policiers compris méritent la même protection de la loi, il n'y a pas en France des supers-citoyens et des sous-citoyens, enfin pas encore...

Il suffit donc d'appliquer les peines existantes aux crimes quelque soit la personne victime des actes criminels. Or là où le bâts blesse, c'est que la justice n'a pas un budget suffisant pour fonctionner correctement (6,6 milliards d’euros pour l’année 2009 ) , le budget militaire est largement supérieur ( la loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2009-2014 prévoit un budget de 184,8 milliards d'euros ) quand il s'agit de mener des guerres ineptes au fin fond de la planète.

Quant à cette histoire aberrante de français " d'origine étrangère " qui seraient déchus de leur nationalité française en cas de crimes contre les forces de l'ordre, là encore, nous sommes en pleine violation du fameux principe d'égalité. Un français d'origine gauloise sera-t-il moins puni d'avoir trucidé un policier ? de plus, que veut-on dire par d'origine étrangère ? Un type qui a été naturalisé il y a peu , ses parents, ses grand-parents...à combien de génération va-t-on remonter pour appliquer cette sanction ?

Notre ministre de l'intérieur
ajoutant une couche à tout ce projet hallucinant, dit " le gouvernement et la majorité n'ont "qu'un seul ennemi: les crapules qui empoisonnent la vie des honnêtes gens " donc petit commentaire de texte : d'un côté les honnêtes gens, français de souche, et puis de l'autre, les crapules, forcément d'origine étrangère... J'ajouterai que s'il reste un peu de dignité à cette fameuse majorité, il faudrait qu'elle manifeste haut et fort son attachement aux valeurs républicaines...

J'ai en tous cas une pensée pour toutes les personnes qui sont de droite autour de moi, dont je respecte les idées et qui sont outrées d'être mêlés à de tels propos, et qui ne se reconnaissent en rien dans les valeurs portées par le gouvernement.

Ce beau projet devrait être présenté le 7 septembre, date où les français iront manifester contre la réforme de la retraite...coïncidence bien sûr. Que de diversions pour faire oublier les affaires fâcheuses ...
A ceux qui clament qu'être français ça se mérite, je dirai qu'être politique ça se mérite, et que dernièrement être français est loin d'être reluisant !

Je terminerai sur une note poétique ce billet par un texte attribué à Niemöller :

Lorsqu'ils sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.

31/07/2010

qui veut la peau de la 5ème république

J'ai entendu quelque part que " Nous subissons les conséquences de 50 années d'immigration insuffisamment régulées qui ont abouti à un échec de l'intégration " étant d'une nullité crasse en histoire et ayant comme beaucoup de français la mémoire courte, je me suis empressée de vérifier qui étaient les responsables politiques depuis 50 ans, et c'est long 50 ans... La durée de la 5ème république...

1959-1969, nous avons eu charles de Gaulle, UNR-UDR, de droite donc.

puis Georges Pompidou jusqu'en 1974, UDR, toujours de droite.

S'en suit Valery Giscard-d'Estaing jusqu'en 1981, UDF, centre droit.

Virage à gauche en 1981 avec l'élection de François Mitterrand, PS, avec une période de cohabitation à droite avec Jacques Chirac comme premier ministre( RPR) de 1986 à 1988.

En 1988, Mittérand est réélu, mais une fois encore, il cohabite avec la droite de 1993 jusqu'à la fin de son mandat en 1995...pour résumer, la gauche partage le pouvoir avec la droite 4 ans sur cette période de deux mandats.

La droite revient avec Jacques Chirac de 1995 à 2007, avec une période de cohabitation de 5 ans avec lionel jospin (PS) de 1997 à 2002...

En 2002, badaboum, la gauche contrainte de voter Chirac pour faire barrage à l'extrême droite, dans le but de préserver l'idée que l'on se faisait à l'époque de la république " liberté, égalité, fraternité " avec le recul, on voit qu'on a fait vraiment beaucoup de chemin en ce sens...
En 2007, la même droite au pouvoir depuis 2002 revient encore, sous un nouveau nom UMP, afin de ne pas lasser l'électorat.

Si j'ai bien calculé, la gauche a été au pouvoir 15 ans depuis le début de la 5ème république, et la droite 37 ans, on peut en déduire que les torts sont partagés, surtout à droite, quant aux "présumées" erreurs du passé.

Pour ma part, je trouve que de bonnes choses sont nées sous la 5ème, un édifice qui semble s'effondrer sous mes yeux un peu comme ces châteaux de sable que de méchants gamins viennent écraser sous leurs petits pieds rageurs.
Si le but "inavoué" est de proposer une nouvelle république, elle portera le chiffre 6, le 666, un chiffre de mauvais augure. Quelqu'un veut la peau de la 5ème république, pour se faire rien de mieux que de la dénigrer, de clamer haut et fort qu'elle est malade, pour mettre fin à ses souffrances, on est en train de lui administrer sous vos yeux impuissants, le bouillon de 11 heures.

26/07/2010

Germaneau, otage de la folie des hommes


Il y a quelques temps, j'écrivais un billet sur les otages Français, dont ceux dont on ne parlait guère comme Mr Germaneau, humanitaire tué hier par ses bourreaux.

Je lis beaucoup de réactions de révoltes contre la violence de notre monde, choqués que d'innocentes victimes paient le prix dont on ne sait quel combat, quels idéaux, sont censés justifier une telle barbarie.

Cependant la barbarie peut revêtir tellement de formes : Que des populations entières soient abandonnées à leur sort, sur des territoires ravagés par la guerre, la famine, par les épidémies, territoires pour certains qui seront noyés sous les eaux à cause du changement climatique, n'est-ce point de la barbarie ?

L'indifférence aux souffrances d'autrui est une barbarie, moins spectaculaire que celle qui est d'égorger un être humain, moins sanguinolente mais tout autant monstrueuse.

Il y a toujours eu des "tarés" et il y aura toujours des "tarés " rien ne pourra changer cela, aucune loi, aucune prison, il existe des êtres qui n'ont d'humain que le nom, des gens qui relèvent de la psychiatrie, des cas dont le parcours les jette irrémédiablement hors du chemin de l'humanité.
Michel Germaneau a été victime de la folie des hommes, folie qui n'est pas nouvelle si on se penche sur l'histoire de l'humanité.

Dans notre société, on communique d'avantage à propos des crimes, tortures et autres actes barbares grâce aux médias, à l'internet... Arrêtons d'imaginer que le monde est plus méchant qu'avant, c'est l'argument utilisé par certains pour nous faire avaler une politique ultra sécuritaire, plus de sécurité c'est moins de liberté.

Je vous laisse méditer "Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre." Thomas Jefferson

25/07/2010

Français, réveille-toi !

Je suis inquiète des propos que j'entends de ci de là, autour de moi.
Des propos racistes, j'en ai toujours entendu, enfant, je ne les comprenais pas, pourquoi cette haine, ce rejet, de ce que beaucoup autour de moi ne connaissais pas.
Je me souviens de mon angoisse d'alors face au parti extrémiste véhiculant ouvertement cette haine, et de ma mère me rassurant, jamais en France, un tel parti ne pourrait accéder au pouvoir par la voie démocratique : Je doutais tout de même, l'angoisse restant tapie dans un recoin de mon esprit.

La démocratie accouche parfois d'un monstre, une élection nous l'a prouvée, et nombreux sont ceux qui se sont mobilisés pour lui faire barrage.

Mais aujourd'hui, où en sommes nous ? La situation est bien pire. Les idées véhiculées à l'époque par un parti extrême, et jugé marginal, se sont répandues comme un virus, sournois. Plus personne ne se cache pour afficher ce type d'idées, les gens n'ont plus honte de dire leur rejet, leur haine de ce qui est différent. On martèle au journal de 20 h, chaque cas de violence, on attise la peur, pour mieux vendre un projet de société sécuritaire.

Le débat sur l'identité nationale, celui sur la burqa, les blagues douteuses de certains hauts responsables, la stigmatisation de certaines communautés, tout ceci a ouvert la porte à la division au sein de notre pays.

La division est la méthode de manipulation utilisée actuellement : dresser les communautés les unes contre les autres, les jeunes actifs ou chômeurs contre les séniors et les retraités, la gauche contre la droite, on brandit des menaces contre la presse, contre le net, contre la justice.

Tout ceci n'est là que pour mieux nous faire oublier la véritable fracture sociale entre ceux qui décident et profitent d'avantages de par leur naissance, de par leur position sociale, et ceux qui sacrifient leur existence pour eux. Les affaires en cours nous montrent de façon éclatante que la justice n'est pas la même pour tous, que les contrôles fiscaux ne sont pas les mêmes pour tous.

Ceux qui se laissent séduire par des idées faciles pointant des bouc-émissaires classiques se trompent lourdement de cibles...Il est plus que temps que certains français ouvrent les yeux, et se servent un peu plus de la cacahuète qui bringuebale dans leur boite crânienne !

21/07/2010

zero de conduite, tu seras ministre mon fils

Exemplarité, le mot à la mode ces derniers temps, paradoxe des paradoxes, les français n'ont jamais eu autant l'impression que les politiques sont corrompus.

Cette impression de lassitude envers la classe politique est visible, à mon sens, non seulement par le taux d'abstention qui atteint des sommets mais aussi par la présence des bulletins blancs, qui malheureusement ne sont pas pris en compte. Pourtant voter blanc signifie un refus, il veut dire : " je ne me reconnais pas dans ces personnes, ces partis ou ces projets !"

Il est vrai qu'il est aberrant de voir qu'un grand nombre de hauts responsables politiques, de droite ou de gauche, ont eu à faire à la justice pour des abus divers et variés, qu'ils soient soumis à des peines avec sursis, ou écartés temporairement de la vie politique, pour y revenir la fleur au fusil, sourire au lèvres comme si rien ne s'était produit.

Représenter le peuple, répondre à ses aspirations, donner une direction à son avenir, doit-il être laissé entre les mains d'hommes ou de femmes qui ont prouvé leur incapacité à être irréprochable ? Doit-on laisser une seconde chance à des personnes qui ont entre leurs mains le devenir, l'avenir de tout un pays, de millions de personnes, et qui ont même un impact au niveau international ?!
Ces hommes et femmes qui proposent des lois, qui les votent, qui donnent des discours de moralité aux français, et qui ont fauté dans leurs fonctions publiques, devraient être écartés définitivement des fonctions politiques.

La politique ne doit pas être un métier, une carrière, à vie. Que ferait-on d'un chirurgien charcutant ses patients, les rendant infirmes, ou les achevant ? Lui infligerait-on une peine avec sursis, une pause professionnelle , pour lui rendre ensuite ses outils de boucher notoire ?
Lorsque c'est la république que l'on charcute, que l'on dépèce, quand c'est avec l'existence des gens que l'on joue, on doit en payer le prix, ce n'est pas qu'une question de justice, c'est une question de survie.
Avec l'affaire bettencourt, on comprend que nous sommes bien loin d'atteindre ce rêve d'exemplarité, d'autant qu'une parodie de justice se joue devant nos yeux ébahis, parodie d'enquête, parodie de transparence dont nous ne sommes pas dupes.

Lorsque de mauvais élèves constituent une classe, on les met à l'écart, on modifie leurs parcours, pour que le reste de la classe puisse continuer son chemin, il devrait en aller de même pour la classe politique.
Un grand ménage attend les partis politiques français, et nous sommes beaucoup à vouloir fournir les serpillières...

20/07/2010

le huis clos VS twitter et blogosphère

La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale examine la réforme des retraites défendue par le ministre du Travail, Eric Woerth, en huis clos...oui, huis clos, cachés derrière des rideaux d'excuses fumeuses, telle que l'exigence de la sérénité des débats...

Quelle belle démocratie que la notre ! Le travail parlementaire se fait dans le plus grand secret, à l'abri des français, mais petit grain de sable, twitter ou les blogs risquent de compromettre cette omerta parlementaire car certains choqués par des tels procédés comptent bien communiquer sur les travaux en cours. Les plus téméraires allant même jusqu'à risquer des cartons rouges...


Il existe un endroit qui ne sera pas clos aux français, le 7 septembre, c'est la rue où il pourra exprimer son refus de cette réforme injuste.

06/06/2010

bienvenue en monocratie


On ne devrait pas lire les faits divers, c'est une mauvaise idée, c'est ce que j'ai fait ce matin, du coup je suis écœurée, énervée, révoltée.
Comment se peut-il, dans un pays pourvu comme le notre de toute sorte d'organismes de contrôles, de lois, que des enfants ayant subi déjà les violences de leurs propres parents puissent subir celles de leur famille d'accueil ?
Les journaux sont remplis de ces affaires monstrueuses et je ne peux m'empêcher d'imaginer que je croise peut-être sans le savoir, de petites victimes, silencieuses, devant le portail de l'école... Qui va les entendre ? Qui va les protéger ?

C'est dans ce contexte que l'Élysée est intervenu afin que la majorité UMP au Sénat revienne sur sa décision de maintenir la fonction de Défenseur des enfants, pour l'englober dans celui d'un "Défenseur des droits" alors que les affaires de violences aux enfants se multiplient.
Cette remise en cause de l'indépendance de la défenseure des enfants, dans le but, je suppose, ou du moins je l'espère, de faire des économies !
Est-ce à dire que notre pays va tellement mal, qu'il est prêt à sacrifier la défense des droits des enfants ? Je le crains.

Il semblerait que les prises de position de l'actuelle Défenseure des enfants, Dominique Versini aient motivé ce revirement du Sénat : "Nous avons défendu le droit des enfants qui sont en prison", de ceux qui "font l'objet d'une justice des mineurs de plus en plus restrictive", les "droits des enfants étrangers mis dans des centres de rétention" précise l'intéressée...

On peut en déduire deux choses, que le sénat ne sert strictement à rien, si ce n'est de chambre d'enregistrement, puisqu'il change de décision sous l'influence de l'exécutif,
et que le Droit des enfants en France n'est pas le souci de la majorité qui nous gouverne.

Un pays où il n'y a plus de séparation des pouvoirs, où règne une confusion des pouvoirs, où on bafoue les droits élémentaires des plus fragiles, ça doit porter un nom...