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09/06/2010

ecoles rurales en voie d'extinction


les écoles rurales sont-elles menacées, et à travers elles bon nombre de petites communes ?
La réponse est oui, comme on peut le comprendre à la lecture d'un document de travail du ministère de l'Éducation (à lire ici en PDF)
Un des objectifs poursuivi par Luc chatel, est de faire des économies de postes, un des moyens proposé est l'augmentation de la taille des classes, par le relèvement des seuils d’ouverture et de fermeture de classe, et par le regroupement des structures.

Dans tous les cas, alors que l'on discute des rythmes scolaires trop lourds, on va imposer aux enfants d'étudier dans des classes surchargées, là où ceux qui seront en difficultés seront noyés dans la masse, on va leur imposer également du temps de transport supplémentaire, puisque l'école du village, trop petite ou couteuse sera fermée...

Certaines communes rurales ne survivront pas à la fermeture de leur école, bon nombre de familles choisiront de partir plutôt que d'imposer de grands déplacements chaque jour à leurs enfants. Avec la disparition de l'école, c'est le nombre de jeunes habitants qui chute, puis toute l'économie communale.

On nous révèle par ailleurs le coût de la garden party 2009 de l'Elysée à 900 000 euros, les salaires astronomiques des ministres, la chambre de nos footeux à 600 euros ( payée par vous chers lecteurs ! ), Christine Boutin qui perçoit 9.500 euros mensuels depuis avril pour une mission sur la mondialisation confiée par l’Elysée, toute la clique politique à qui on paie des gardes du corps à vie... La liste de dépenses inutiles, extravagantes, est tellement longue !
Ce sont vos impôts, vos sacrifices, qui paient pour toutes ces dépenses, au prix de l'éducation de vos enfants ! Si des économies sont à faire, visiblement le gouvernement ne compte pas les faire sur son train de vie !

Si vous êtes autant révoltée que je le suis, si vous souhaitez sauver l'école de nos enfants, vous pouvez agir, de deux façons, premièrement en signant cette pétition : ICI , et d'autre part, vous pouvez tenter de vous organiser pour être présent le 24 juin à la prochaine manifestation. En effet, toutes Ces mesures injustes ne concernent pas que les salariés du public : Les retraites, cela vous concerne ! L'éducation de vos enfants aussi !
J'ai signé cette pétition, et je compte bien défiler auprès des enseignants de mes enfants pour les soutenir !








Source : http://www.liberation.fr

01/06/2010

nos enfants ne sont pas des sardines !


A l'heure où on se plaint dans les journaux de l'augmentation des violences scolaires et du manque de personnel d'encadrement, l'heure où on pense ficher les élèves décrocheurs et installer un policier dans chaque lycée à problèmes, et bien Luc chatel sort de son chapeau une nouvelle idée ( est-ce vraiment une idée, ou un fantasme, une lubie, une connerie ? )

On peut ainsi lire dans le parisien : " Augmenter le nombre d’élèves par classe. C’est ce que propose très sérieusement le ministère aux recteurs, qui doivent examiner dans leurs académies, d’ici à la mi-juin, comment gagner des postes et faire ainsi face au non-remplacement d’un prof sur deux, inscrit au budget 2011."
Nos enfants ne sont pas des sardines, qu'on doit absolument faire entrer dans une boite déjà trop pleine !

Est-ce que surcharger les classes va régler le problème des violences ou l'aggraver ?
Surcharger les classes va-t-il aider les élèves qui décrochent ou les profs qui s'échinent à enseigner des programmes surchargés eux-aussi ?

J'ai entendu le discours de notre président à propos de l'Afrique, où il a proposé de débloquer 300 millions d'euros pour former des soldats africains au maintien de la sécurité et de la paix sur le sol africain... N'eut-il pas été mieux venu de débloquer ces 300 millions d'euros pour l'éducation de nos enfants, de ceux qui feront la France de demain ? Il y a toujours plus d'argent pour l'armée, pour la police, et toujours moins pour la justice et l'éducation.

Suppression des Rased, des décharges, bourrage des classes, ce sont les solutions simplistes pour réduire les postes au primaire et au secondaire... Encore une fois pour faire des économies, on retire des moyens financiers et humains, on va créer de nouveaux problèmes pour lesquels il faudra dépenser de fois plus par la suite !

Alors au lieu de râler à chaque fois qu'un instit ou un prof de votre enfant fait grève, pensez que c'est aussi pour l'éducation de vos enfants qu'ils se révoltent, une journée d'action va probablement se dérouler le 24 juin prochain, en tant que parents soutenons les enseignants de nos enfants contre ce projet inacceptable !

07/04/2010

lutter contre la violence à l'école


On a ouvert ce matin à la Sorbonne, en présence du ministre de l'Education, Luc Chatel, les états généraux de la sécurité à l'école, vaste débat...

A mon époque, au siècle dernier, à l'école on ne la ramenait pas, ce n'est pas qu'on en avait pas envie, c'est juste que l'idée d'insulter un prof ou de lui envoyer une baffe ne nous venait pas, ça ne se faisait pas, c'était pas trop la mode, et puis en vérité, si on avait eu idée de faire un truc aussi absurde, on se serait pris une raclée par nos parents.

les parents, à cette époque, croyaient au système de l'ascenseur social, aux vertus de l'éducation, au plaisir d'apprendre, ils croyaient également aux vertus de la discipline, du respect, des baffes distribuées à bon escient.

Notre jeunesse est peut-être tout simplement le reflet de nos échecs, de la violence qui règne dans notre société.
Dés la maternelle, c'est la course à la réussite scolaire, on scrute les bambins pour savoir ceux qui sont en échec, ceux qui ne rentrent pas dans le moule formaté de l'éducation nationale.
Les élèves qui redoublent en primaire sont déjà catalogués, et comprennent qu'ils font partie des statistiques de ceux qui n'iront pas jusqu'au bac, ils subissent une telle pression et une telle angoisse de l'échec qu'ils développent pour beaucoup une phobie de l'école...Une phobie, à 11 ans... ça fout les jetons quand même !
Et les profs dans tous ça, ils sont dépassés, coincés entre les désirs de réussite des parents pour leurs progénitures, et les désidératas des différents ministres de l'éducation, les programmes qui changent chaque année, les matières étudiées de plus en plus nombreuses alors que les acquis de base ne sont pas acquis justement !
Le but mener 80 à 90 % des petits français au bac, coûte que coûte, pourquoi ? si vous avez la réponse , n'hésitez pas à éclairer ma lanterne !

Morceaux choisis :
"A quoi ça sert de faire des études, y'a pas de boulot dans la région ? "
" euh..m'dame...G et A, ça fait quoi déjà ? "
" eh m'dame, de toute façon les cours de français j'en ai rien à foutre, c'est pas ça que je veux faire dans la vie...je suis la nouvelle star de l'année prochaine, ouais, ou alors je vais faire kolantha pour les ados, j'ai pas encore bien choisi ma voie..."
" Et vous m'dame vous gagnez super bien votre vie, alors qu'en fait vous êtes assise toute la journée à parler pour ne rien dire ! tro forte la meuf ! "

La violence est la conséquence d'un mal être général : La peur du chômage, la misère des travailleurs précaires ou sous-payés, la colère contre une société toute entière qui malmène les petits, et nos pauvres profs sont les premiers interlocuteurs, eux salariés de l'État, qui reçoivent les réclamations d'une société en souffrance.

crédit photo : http://www.flickr.com
Source :
http://www.liberation.fr