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27/02/2012

journée de mobilisation contre l'austérité

 Le Mercredi 29 février sera une journée de mobilisation dans tous les pays d’Europe à l’appel des syndicats affiliés à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) qui se prononce contre l’adoption du nouveau traité.
Des mobilisations sous prévues sous toutes les formes en France, en Espagne, en Belgique, En Suisse, en Italie, à Chypre, en Allemagne, en Pologne, En Turquie .
et en aussi en Côtes d'Armor :
 
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Mercredi 29 février 2012, A partir de 11 heures
Place du Champ au Roy – Sur l’échiquier
à GUINGAMP

J'en profite également pour vous faire part du tract qui sera distribué à Guingamp ( un village d'irréductibles gaulois ;-)  
distribué donc par  les syndicalistes locaux, toujours aussi mobilisés pour transmettre les informations cruciales quant au devenir des droits de nombreux salariés français :


 
TVA sociale, « Accords de compétitivité », Austérité généralisée en Europe
En pleine campagne électorale, le gouvernement fait passer de très graves mesures à l’encontre des salariés. On ne peut pas le laisser faire.
La mobilisation contre les mauvais coups, c’est maintenant !
 
Refusons la TVA sociale
La TVA est l’impôt le plus inégalitaire. L’augmenter, c’est diminuer encore le pouvoir d’achat du plus grand nombre de salariés, retraités, et privés d’emploi. C’est aussi fragiliser la Sécurité sociale.

Non à la loi « WARSMANN »
Elle est en cours d’adoption au Parlement. Elle permet à l’employeur de modifier les horaires et l’aménagement annuel du temps de travail en privant les salariés de la protection de leur contrat de travail.

Refusons les accords de compétitivité
Ils permettraient aux employeurs d’aller encore plus loin en diminuant la durée de travail et les salaires, en augmentant la durée du travail à salaire inchangé, sans augmentation de salaire. Les salariés auront l’obligation d’accepter.

Plus globalement
Age de départ à la retraite, durée légale du travail, conventions collectives, procédures de licenciement, salaire minimum, droit de grève, service public et protection sociale… tout devrait passer à la moulinette de la « compétitivité ».
Partout en Europe, les mêmes logiques sont imposées de façon coordonnée. En effet, les chefs d’Etat et de Gouvernement ont décidé de passer un cran supérieur pour instaurer l’austérité.

Non au profit du nouveau traité Européen
Les chefs d’état et le gouvernement s’apprêtent à signer un nouveau traité le 1er mars, en dehors de toute consultation démocratique.
Celui-ci vise à imposer des politiques d’austérité salariale, et le recul des garanties collectives dans tous les pays.
Pour la CGT, FSU, Solidaires le contexte électoral national ne doit pas conduire les organisations syndicales à une neutralité face aux mesures qui frapperaient durement les salariés.
Les organisations CGT,FSU, Solidaires proposent de porter d’autres alternatives sur l’emploi, les salaires, les conditions de travail et le travail lui-même, sur la place faite aux travailleurs dans la société, sur l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la solidarité entre les générations et sur l’avenir de notre jeunesse.


 Tandis que les candidats à la présidentielles rivalisent d'éloquence lors de leurs meetings, ou de leurs visites sur des sites industriels ou au salon de l'agriculture, il est bon de ne pas perdre de vue le menu AUSTÉRITÉ qui est prévu pour les salariés et qui risque de leur rester sur l'estomac... 
La mobilisation pour rappeler qu'une autre Europe plus juste est possible, une Europe des peuples, et pas des financiers...


19/12/2011

pourquoi se syndiquer ?


Lors de la manifestation contre l'austérité de mardi 13 décembre, à Guingamp, nous n'étions guère nombreux...il pleuvait...il faisait froid, et j'entendais la voix de certains qui m'avaient dit " pfff à quoi ça sert d'y aller, ça va rien changer ".
Pourtant les motivés qui étaient là sont un véritable exemple, pour nous tous, qui nous indignons, à voix basse, dans nos canapés, face à la télévision qui nous abreuve de mauvaises nouvelles, d'histoire de triple A et de crise de la zone euro.

Contre toute-attente, étant donné la faible participation, le sous-prefet a accepté de recevoir une délégation composée de T.Perennes et B.creuzer pour la cgt, Henri Le jan et Brigitte Jacob pour la fsu et Jocelyne Aubin pour solidaires .
Selon Mr Perennes, cette entrevue devait être centrée sur les revendications de la journée anti austérité du 13
mais à la surprise des participants, même si il a voulu circonscrire cette réunion sur ce thème le sous préfet aurait manifesté un certain embarras sur la situation économique et sociale locale. Nul besoin d'être grand clerc, pour observer que la misère frappe Guingamp et sa région de plein fouet, là où l’intérim serait le plus grand employeur privé du secteur...

La colère gronde, mais elle ne trouve pas de moyens de s'exprimer, certains menacent d'un vote extrême pour les prochaines élections, tactique vaine puisque beaucoup le reconnaissent ce vote ne tiendra pas la distance au second tour.

La solution semble pourtant devant leurs yeux, rejoindre les syndicats, s'unir dans ce qui reste un des seuls contre-pouvoirs en France.

Un contre-pouvoir craint, celui seul capable encore de lever des millions de citoyens dans les rues.

Un contre-pouvoir qui a obtenu par le passé, en vrac :

1892 - Interdiction du travail de nuit des femmes...

1906 - Repos obligatoire de 24 heures hebdomadaires.

1910 - Loi sur les retraites ouvrières et paysannes.

1919 - Limitation de la journée de travail à 8 heures (et la semaine à 48 heures), Loi sur les conventions collectives (sans réel effet avant 1936).

1930 - Mise en place des assurances sociales.

1932 - Mise en place des allocations familiales.

1936 - Loi sur les 40 heures hebdomadaires - Loi sur les congés payés (deux semaines)

1945-1947 - Au nombre des acquis durables de la Libération figurent les nationalisations de grandes entreprises et la participation des salariés à leur gestion - les comités d’entreprise - mise en place de la Sécurité sociale - statut de la fonction publique - grille des salaires - inscription du droit de grève dans le préambule de la constitution.

1950 - Création du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti).

1956 - Adoption de la troisième semaine de congés payés -

1968 - Extension de la 4ème semaine de congés payés (adoptée le 2 mai, avant les mouvements de grève) - loi reconnaissant la section syndicale d’entreprise - augmentation du SMIG de 35 % -

1971 - Loi sur le paiement mensuel des salaires -

1974 - Décret sur les CHS (Comité d’Hygiène et de Sécurité) - accord interprofessionnel, instituant l’indemnisation du chômage à 90 % en cas de licenciement économique.

1979 - Loi délimitant les contrats à durée déterminée.

Des acquis qui s’émiettent de jour en jour...
Vos anciens se sont battus pour ces acquis, et vous qu'allez-vous faire, rester à râler sur vos canapés ?

27/10/2010

la France terre de changements ?

Tandis qu'en France le mouvement contre la réforme des retraites continue, je me suis demandé ce que pensaient ou faisaient les pays étrangers qui nous regardent...

Les Syndicats français ont reçus des messages de soutien venant du monde entier mais le soutien ne s'arrête pas à des messages, il y a aussi quelques actions à souligner :

En Belgique, Une Action de Solidarité avec les luttes en France est annoncée par le Parti des travailleurs belges, ce mercredi à Bruxelles et Liège : " Faisons le plein de solidarité, devant l'ambassade de France à Bruxelles et devant le consulat général de France à Liège, le mercredi 27 octobre à 16h30."

De plus, Le syndicat socialiste belge SET a bloqué ce mardi 26 octobre deux dépôts pétroliers dans le sud et l’ouest de la Belgique, par «solidarité» avec les grévistes français qui s’opposent à la réforme des retraites.


La presse étrangère se passionne aussi pour les grèves en France, On peut lire par exemple, «Les Français se battent pour l’avenir de l’Europe».Cet encouragement dans le journal " The Gardian " est d'un américain, économiste, chroniqueur régulier du New-York Times et du Guardian, Mark Weisbrot, cela fait chaud au cœur, non ?

Même au Brésil, les travailleurs ne sont pas insensibles à ce qui est en train de se produire en France:

Un rassemblement devant le siège pauliste de l’entreprise française Valeo a eu lieu.

Alors en France, n'oublions pas que même Mr Apparu, secrétaire d'État au logement, a convenu que cette réforme était une régression sociale, nous ne pouvons continuer d'accepter des réformes visant toujours les mêmes français, qui entrainent toujours moins de droits, moins de liberté, plus d'inégalités, plus de devoirs alors que d'autres profitent toujours de plus de privilèges !

Avant de partir, une petite citation de Guy Bedos :
" En France quelques personnes avaient promis à des milliers d'autres personnes de changer la vie, et puis ils ont changer d'avis..."

26/10/2010

de syndicaliste à bouffon du roi

J'avais fait un billet intitulé " manifester le pantalon sur les chevilles " et je suis navrée de voir que ce titre n'est pas aussi excessif qu'on aurait pu le penser à l'époque...


Sur le site de la tribune je lis ceci : "Lundi soir sur France 2, François Chérèque a proposé d'ouvrir des négociations sur l'emploi des seniors et des jeunes. Cette suggestion immédiatement approuvée par le Medef a reçu ce mardi le soutien du ministre du Travail Eric Woerth." 

Négocier sur un thème "emploi des séniors et des jeunes", pour s'écarter du combat actuel qui est la réforme des retraites, est une idée bien accueillie  par le Medef et  la droite, mais pourquoi discuter de ceci alors que le gouvernement  est sensé s'occuper de ce problème depuis belle lurette ?

Dans cette vidéo, le 22 octobre, Mr Chérèque était encore convaincu bien qu'assez molasson, aujourd'hui nous sommes le 26 octobre, il a baissé le pantalon, comme prévu...

Cette annonce de négociation, c'est du vent, un écran de fumée, un nouvel affront à ceux qui se sont dressés contre cette réforme, ceux qui ont perdu des journées de salaires en voulant défendre leurs acquis et les nôtres...et voir l'arrogance du ministre du travail qui fanfaronne " cette réforme c'est moi qui l'ai faite ! " ainsi que les sourires narquois de la présidente du médef, entendre le ministre de l'économie s'affoler du coût journalier de cette mobilisation pour ensuite nous annoncer que cela n'aura aucune incidence sur ses prévisions de croissance me donne des hauts le cœur, mais également deux fois plus l'envie de répéter inlassablement chaque erreur de parcours de ce pitoyable quinquennat afin que personne n'oublie et que cette effroyable erreur soit réparée en 2012 !

Coluche avait son avis pour 2012 :