30/11/2010
pac-taser avec le diable
"Le directeur de Taser France, Antoine di Zazzo, a déclaré à l'AFP que «A ce jour, dans le monde, le Taser n'a jamais tué quelqu'un "
Ah bon, me suis-je étonnée, j'ai donc tapé dans Google " taser et décès " et cette recherche m'a amené sur le site ICI qui référence les 167 décès qui seraient intervenus depuis 1999 suite à l'usage de cette arme non létale aux États Unis et au Canada...
D'autre part, Le Comité de l'ONU contre la torture ( un organisme chargé de surveiller l'application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ) est arrivé à la conclusion, vendredi 23 novembre 2007, que l'utilisation du pistolet à impulsion électrique Taser constitue "une forme de torture" et "peut même provoquer la mort". De plus, il existe également une étude d'Amnesty Internationale sur le sujet...
On est en droit de douter donc de la prétendue non-dangerosité de cette arme et de se poser des questions quant aux règles qui encadrent son utilisation...On a déjà observé qu'avec le flash-ball, arme présentée comme inoffensive, on pouvait blesser grièvement de jeunes manifestants, il semble qu'avec le taser la situation soit encore plus préoccupante !
29/11/2010
les sans abris sans papiers
C'est une bonne décision, qu'on ne peut que saluer même si on s'interroge sur l'origine d'un tel dysfonctionnement
On peut s'étonner également que cette circulaire ne parte qu'en fin de semaine...ah les lenteurs de l'administration...
la burka non, la parka oui !
Dans le Point, on nous explique " que dans un un courriel d'une administration préfectorale du Calvados, la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), à des associations déplore de voir de telles populations abritées, précisant : "la DDCS avait clairement annoncé que les déboutés ne seraient plus pris en charge dans les dispositifs d'hébergement." le reste de l'article vous explique que pour l'accès aux hébergements d'urgence, on fait une distinction entre le public de droit commun et les sans-papiers, les premiers étant prioritaires. Les associations gérant les accueils d'urgence ne sont pas là pour trier les sans-abris et faire le sale boulot de l'administration !
Cette pratique non seulement est discriminatoire mais touche le fond en matière de droits de l'homme : Comment peut-on claquer la porte au nez d'un être humain, en sachant qu'il va crever de froid dehors ? N'est-ce pas le comble de l'inhumanité, de l'horreur ? N'est-ce point un crime contre l'humanité ?
Dans tous les cas, c'est un cas caractérisé de non assistance à personne en danger dont l'État se rend coupable dans l'indifférence générale.
Les sans-papiers sont avant tout des hommes, des femmes, des enfants qui ont des droits comme tous les êtres humains de cette planète, et il serait temps que notre pays si prompt à donner des leçons de morale en matière de droits de l'homme mette en application ses beaux principes !
En France, on a interdit la burka, symbole d'oppression de la femme, mais on vous conseille vivement à la place une grosse parka...
Dans cette vidéo notre président a promis de ne pas abandonner les opprimés de par le monde, demandons lui de ne pas abandonner ceux qui meurent de froid, aujourd'hui, dans les rues de France !
10/06/2010
le pearltree du délit de solidarité des 6 de Pau
Les blogueurs qui le souhaitent peuvent rajouter leurs billets liés à ce sujet.
Poursuivie à Pau pour outrage, ô désespoir des sans papiers

Valérie Martinez comparaît devant le tribunal de Pau pour avoir demandé au préfet des Pyrénées-Atlantiques de stopper les « rafles » contre les sans-papiers.
Tout a commencé par la réception d'un mail du Réseau éducation sans frontières (RESF) dans lequel elle s’investit. Le mail l’alerte " du placement en centre de rétention de deux enfants, Arsélio et Anisa Kuka, respectivement âgés de 5 ans et 7 ans et de leurs parents (...) J’ai réagi immédiatement en expédiant un courriel à Philippe Rey, le préfet, dans lequel je lui demande que cesse le scandale des rafles." Préfet qui la poursuit dans la foulée pour le délit d'outrage à un haut fonctionnaire pour avoir utilisé ce mot à connotation historique gênante...Cette femme dont le seul crime est d'avoir utilisé le mot rafle encourt aujourd'hui devant le tribunal de Pau, 7500 € d’amende et six mois de prison ferme : Délit d'opinion, de solidarité voilà son crime, en France, en 2010 ! Cinq autres personnes ( dont un médecin et un prof d'histoire...) sont également poursuivies pour leur soutien aux sans-papiers dans le cadre de la même affaire, on les nomme maintenant les 6 de Pau, comme six irréductibles qui ont eu le tort de s'indigner contre sort réservé à des enfants ! Enfants que l'on vient chercher de force dans leurs écoles, à grand renfort de policiers, puis que l'on enferme dans des centres de " rétention ". Il faut souligner que 200 personnes ont protesté dans cette affaire par mail, et que devant la mobilisation de la population choquée par ces faits, la famille a été finalement relâchée ! Il existe de nombreuses définitions du mot rafle : ici ou là ou encore ceci la connotation historique n'est retenue, à mon sens, que par les personnes qui se sentent mal à l'aise dans leurs fonctions administratives... Du délit de solidarité à la résistance, combien de pas ?