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04/06/2011

fête des pères sans papa

J'avais déjà écrit en période fêtes des pères, sur le même sujet : la non présentation d'enfant dans le cadre d'un droit de visite.

Témoin à mon grand regret d'un délit de non présentation d'enfant, vis à vis d'un père aimant qui a l'autorité parentale sur son enfant, et un droit de visite et d'hébergement fixé par un juge aux affaires familiales, je suis atterée, indignée, dans une rage folle, et ce à plusieurs niveaux :
Comment dans un pays moderne est-il possible qu'un vendredi soir en province, un père ne puisse pas porter plainte sur le champ pour violation de son droit de visite et doive attendre le samedi matin ?! Samedi matin où il sera le énième père à porter plainte pour des faits similaires.

L'article 227-5 du code pénal prévoit que le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.Nous avons donc un délit pénal....et rien, je dis bien rien ne se passe ! Le parent délinquant et son compagnon sont dans une impunité totale !
Les gendarmes sont submergés de plaintes de non présentation, les juges aux affaires familiales également, et ceci fait la force de ces mères qui ne respectent pas les droits de leurs enfants et de leurs pères.

Cet enfant qui fait partie de ma famille, et que j'aime, je ne le reverrai peut-être pas avant des mois, ou pire si le juge une fois saisi ne prend pas des mesures draconiennes pour que cesse cette situation. Qui peut nous dire s'il va bien ? que pense-t-il dans sa tête ? que son père, sa tante, son grand père, que nous tous nous l'avons oublié ? abandonné ? Quelles paroles lui inflige-t-on ? Les mêmes qu'habituellement critiques, dénigrement ? l'empêche-t-on de nous réclamer comme il nous le rapporte ? Un juge prendra-t-il le temps d'enquêter pour déterminer s'il y a une aliénation parentale ( SAP) sur cet enfant si jeune ?

Je suis mère moi-même, et cette question me hante comment peut-on infliger ça à son propre enfant ?

Combien de pères chaque week-end sont soumis au bon vouloir de mamans qui usent et abusent de leur autorité parentale, ne se souciant aucunement de l'intérêt de leurs enfants, utilisant leurs bambins comme des armes de vengeance, niant l'amour de leurs enfants pour leur père, tentant de briser les liens qui les unit ?
Combien de pères face à l'inaction du système finissent par renoncer après des années de combat ? 

Il y a un fossé énorme entre les textes de lois, vos droits sur le papier et la réalité.
N'en déplaise aux féministes, il y a un domaine où la femme, qui a enfanté, a plus de droits que l'homme : la parentalité.
Dans la réalité, les femmes obtiennent avec une facilité déconcertante la garde habituelle de leurs enfants, la garde alternée est rejetée le plus souvent sur des motifs plus que légers sur la base fallacieuse du " bien être de l'enfant ". Bon nombre de mères confondent le fait qu'elles ont obtenu le droit d'hébergement habituel avec le fait qu'elles sont seules détentrices de l'autorité parentale.
Quant aux pères, comment prouver toutes les violations de leur autorité parentale ? La non communication du parent gardien à propos de la santé, de la scolarité de l'enfant ? Le refus de communiquer un carnet de santé ? Les discours aliénant, genre " ton père ne t'aime plus, ton nouveau papa c'est machin..." le refus de laisser un père téléphoner à son enfant en bloquant tous ses appels ? Comment prouver le harcèlement moral d'un papa ?

On entend souvent que les enfants sont actuellement perturbés, violents, désobéissants, sont-ce des enfants du divorce qui subissent ces actes de torture psychologique de la part de leur mères "aimantes" ? Des enfants qui se sentent trahis par leurs parents, par le monde des adultes qui ne les écoutent pas, qui ne les protègent pas ?

être mère ne donne pas tous les droits sur un enfant, le droit de choisir qui il doit aimer ou qui il doit détester !
Quand je pense au parcours du combattant administratif et social que doivent emprunter les aspirants à l'adoption afin de prouver qu'ils sont en mesure d'être des parents parfaits, et avec quelle légèreté on traite des parents biologiques qui se comportent comme des monstres envers leurs enfants,
cela me donne la nausée !

Mais à cette maman qui n'en mérite pas le nom, je dis ici que  cette folie est auto-destructrice, car même avec beaucoup de retard, il arrive qu'un juge prenne la bonne décision pour l'enfant, le confier à la garde exclusive d'un père dont le seul soucis est le bonheur de son enfant, un père qui saura respecter le droit de visite de sa mère parce qu'il a conscience qu'un enfant a besoin de l'amour de ces deux parents pour se construire.

Quant aux enfants victimes, qui n'ont pas vus leurs pères depuis des mois ou des années, je dirai que peut-être pour la fête des pères, leur papa, contraint de les quitter à force de harcèlement, de menaces, ou d'accusations graves, n'attendent qu'un coup de fil de leur part, un simple coup de fil pour renouer ce lien que rien ne peut réellement briser.