
Il y a quelques temps, j'écrivais un billet sur les otages Français, dont ceux dont on ne parlait guère comme Mr Germaneau, humanitaire tué hier par ses bourreaux.
Je lis beaucoup de réactions de révoltes contre la violence de notre monde, choqués que d'innocentes victimes paient le prix dont on ne sait quel combat, quels idéaux, sont censés justifier une telle barbarie.
Cependant la barbarie peut revêtir tellement de formes : Que des populations entières soient abandonnées à leur sort, sur des territoires ravagés par la guerre, la famine, par les épidémies, territoires pour certains qui seront noyés sous les eaux à cause du changement climatique, n'est-ce point de la barbarie ?
L'indifférence aux souffrances d'autrui est une barbarie, moins spectaculaire que celle qui est d'égorger un être humain, moins sanguinolente mais tout autant monstrueuse.
Il y a toujours eu des "tarés" et il y aura toujours des "tarés " rien ne pourra changer cela, aucune loi, aucune prison, il existe des êtres qui n'ont d'humain que le nom, des gens qui relèvent de la psychiatrie, des cas dont le parcours les jette irrémédiablement hors du chemin de l'humanité.
Michel Germaneau a été victime de la folie des hommes, folie qui n'est pas nouvelle si on se penche sur l'histoire de l'humanité.
Dans notre société, on communique d'avantage à propos des crimes, tortures et autres actes barbares grâce aux médias, à l'internet... Arrêtons d'imaginer que le monde est plus méchant qu'avant, c'est l'argument utilisé par certains pour nous faire avaler une politique ultra sécuritaire, plus de sécurité c'est moins de liberté.
Je vous laisse méditer "Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre." Thomas Jefferson
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