27/10/2010

Guingamp ne cède pas et continue le mouvement contre la réforme


" A Guingamp, NON, on ne cède pas, ON CONTINUE ! " Voilà le titre de l'affiche que m'a transmis un des responsables de la CGT ce matin. 


Jeudi 28 Octobre, une manifestation est prévue à 10H30 sur la place du champ au Roy, sur l'Échiquier, organisée PAR L'INTERSYNDICALE DE GUINGAMP regroupant les syndicats suivants : CGT, CFDT, FO, FSU, Union Syndicale Solidaires !

Le cortège suivra un parcours différent de la dernière journée de mobilisation, il sera citadin ce qui permettra à un plus grand nombre d'y participer, et surtout il y aura un invité SURPRISE !! 

Alors mobilisez-vous Jeudi, montrez votre détermination et votre opposition, amenez vos amis, votre famille, ainsi que vos banderoles, et n'oubliez pas de quoi faire du bruit, histoire qu'en hauts lieux, on se souvienne qu'en France, et en Bretagne en particulier, lorsqu'il y a une manifestation :
TOUT LE MONDE S'EN APERÇOIT :-)

26/10/2010

de syndicaliste à bouffon du roi

J'avais fait un billet intitulé " manifester le pantalon sur les chevilles " et je suis navrée de voir que ce titre n'est pas aussi excessif qu'on aurait pu le penser à l'époque...


Sur le site de la tribune je lis ceci : "Lundi soir sur France 2, François Chérèque a proposé d'ouvrir des négociations sur l'emploi des seniors et des jeunes. Cette suggestion immédiatement approuvée par le Medef a reçu ce mardi le soutien du ministre du Travail Eric Woerth." 

Négocier sur un thème "emploi des séniors et des jeunes", pour s'écarter du combat actuel qui est la réforme des retraites, est une idée bien accueillie  par le Medef et  la droite, mais pourquoi discuter de ceci alors que le gouvernement  est sensé s'occuper de ce problème depuis belle lurette ?

Dans cette vidéo, le 22 octobre, Mr Chérèque était encore convaincu bien qu'assez molasson, aujourd'hui nous sommes le 26 octobre, il a baissé le pantalon, comme prévu...

Cette annonce de négociation, c'est du vent, un écran de fumée, un nouvel affront à ceux qui se sont dressés contre cette réforme, ceux qui ont perdu des journées de salaires en voulant défendre leurs acquis et les nôtres...et voir l'arrogance du ministre du travail qui fanfaronne " cette réforme c'est moi qui l'ai faite ! " ainsi que les sourires narquois de la présidente du médef, entendre le ministre de l'économie s'affoler du coût journalier de cette mobilisation pour ensuite nous annoncer que cela n'aura aucune incidence sur ses prévisions de croissance me donne des hauts le cœur, mais également deux fois plus l'envie de répéter inlassablement chaque erreur de parcours de ce pitoyable quinquennat afin que personne n'oublie et que cette effroyable erreur soit réparée en 2012 !

Coluche avait son avis pour 2012 :

allo docteur web, c'est la noiraude...

Je vous avais parlé au mois de juin de la médecine rurale,et de la difficulté à se faire soigner en province en raison du manque de praticiens généralistes ou spécialistes, or ce matin j'ai lu ici "qu'un décret paru au Journal Officiel autorise les consultations par internet." et que "le but de ce décret d'autorisation :  "résoudre, par exemple, le problème de la démographie médicale", et lutter ainsi contre l'apparition de déserts sanitaires dans certaines régions"
Encore une fois, on assiste à l'avènement d'une solution simpliste à un problème complexe !

Je vais me faire l'avocat du diable pour changer...Admettons qu'on laisse les médecins " réels ", en chair et en os, disparaitre de certains territoires, puisqu'il semble qu'aucune autre alternative sérieuse au déplaquage des docteurs ne soit étudiée, que penser  :

Du facteur démographique ? 
La population dans les zones rurales, est vieillissante, or une personne "âgée", parfois isolée d'un point de vue familial, pourra-t-elle prendre soin de sa santé en ayant plus comme interlocuteur qu'un médecin virtuel ?

Sachant que dans les pathologies courantes liées à l'âge, il y a malheureusement la maladie d'Alzeimer ou la sénilité... je vois mal une personne atteinte de troubles de la mémoire être capable de décrire "en ligne" ses symptômes, la date de leur apparition, se souvenir de son traitement en cours...

Du facteur technique ?
Ce système de consultation en ligne signifie être équipé d'un ordinateur, d'une connexion internet , être capable de cliquer au bon endroit au bon moment... Il y a des foyers en France qui ne sont pas équipés en informatique, ou formés à l'utilisation d'un ordinateur et de l'Internet.
S'il n'y a plus de médecin près de chez eux, va-t-on leur répondre " ben alors ! Faut se mettre à l'informatique si vous voulez être soignés ! "
De plus je m'interroge sur le côté pratique, montrer son œil irrité à un docteur virtuel via une webcam, ok, mais en cas d'hémorroïdes, vous aurez intérêt d'être souple ou d'avoir une webcam amovible...

Du facteur risque ?

Qui portera le chapeau en cas de problème ? Admettons que Mémé Jolie utilise la consultation en ligne pour soigner son petit problème de douleurs qu'elle décrit comme de l'arthrose, une douleur dans le bras gauche qu'elle a du mal à qualifier, des engourdissements des doigts, une grosse fatigue, le gentil médecin en ligne lui prescrira des antidouleurs, une crème antalgique, du repos ! Et puis pas de bol, Mémé jolie fait une belle crise cardiaque la laissant à demi paralytique, la faute à qui ?
A Mémé jolie qui n'a pas su décrire ses symptômes ou mesurer la gravité de son état OU au site internet qui a fait la consultation, qui n'a pas détecté le problème cardiaque, et n'a pas proposé d'examens supplémentaires ?
C'est ennuyeux pour Mémé Jolie qui se retrouve paralysée, à la charge de ses enfants, et qui va coûter très cher à la Sécu à présent...

On voit donc dans notre beau pays l'arrivée, comme prévue, peut-être un peu en avance sur mes prévisions personnelles, d'un accès aux soins à deux vitesses, et vous serez nombreux à devoir vous contenter du " Bas Débit " !
Pour vous faire votre opinion , un bon article sur le sujet :

25/10/2010

une juste cause

Une vidéo qui illustre notre situation actuelle : le président qui avait promis lors de sa campagne de ne pas toucher à l'age de la retraite, qui soutenait que le financement était assuré jusqu'en 2020, et qui reconnait lui même qu'il n'a pas de mandat pour opérer cette réforme injuste ! Ce n'est pas moi qui le dit, mais lui !
Nous pouvons en déduire que les mouvements de grèves, les manifestations sont fondées sur une juste cause...

24/10/2010

toutes les paroles ne s'envolent pas

J'ai découvert cette vidéo grace à twitter, et je ne peux me résoudre à ne pas vous en faire profiter, je ne suis pas égoïste !
Jean-Pierre Brard, député du groupe GDR de Seine-Saint-Denis, fait une tirade magistrale sur les retraites et sur les fortunes françaises, graphiques et chiffres à l'appui !
Magnifique orateur pour un discours très bien argumenté à écouter jusqu'au bout...

22/10/2010

génération Guy Moquet

La lettre de Guy Moquet jeune communiste de 17 ans fusillé pour actes de résistance, n'est guère plus lue dans les lycées...
C’était pourtant le souhait de Nicolas Sarkozy, peu de temps après son élection. "Ma première décision de président de la République sera de demander au futur ministre de l'Éducation nationale que cette lettre soit lue en début d'année à tous les lycéens de France", avait-t-il déclaré le 16 mai 2007, le jour de son investiture.

La lecture de cette lettre devait avoir pour effet d'apprendre aux jeunes lycéens la notion de courage, de résistance, de lutte contre l'oppression au nom de la justice...Génération Guy Moquet !

Et voilà maintenant que l'on s'étonne que nos lycéens érigent des barricades, chantent des champs guerriers   " au cul, au cul, aucune hésitation ! " alors que ceux-ci ne font que suivre l'exemple de ce jeune résistant. Résister contre une réforme imposée sans négociation, avec courage face à des hommes qui portent des casques, des boucliers, des matraques, dans le seul but de réclamer justice et équité...


"Ah mais oui, mais c'est pas pareil, on est pas en guerre ! " même si le code de la défense est utilisé pour justifier des réquisitions de grévistes et démanteler des piquets de grèves.

"Ah mais oui, mais les lycéens sont trop jeunes et trop immatures pour participer à un piquet de grève ou une manif  ! " par contre ils sont assez vieux pour se prendre des flash-ball dans le visage, des jets de gaz lacrymogènes et des coups de matraques.

"Ah mais oui mais, ils cassent tout..." même s'il est montré que les casseurs ne sont pas de simples lycéens ou étudiants...

On a tous été jeunes, impétueux, idéalistes, excessifs, et nos hormones nous ont parfois tapés sur les nerfs au point de nous enflammer pour des causes dont nous avons aujourd'hui tout oublié et pour lesquelles à l'époque nous aurions tout sacrifié !

C'est à nos dirigeants actuels de faire preuve de réalisme, de diplomatie voire même d'intelligence, en proposant que cette réforme soit rediscutée, redébattue et négociée avec les partenaires sociaux, comme le réclame la grande majorité des français depuis maintenant des mois, dans un soucis d'apaisement, pour ramener la paix sociale dans notre belle démocratie.
Simplement montrer à notre jeunesse que c'est par la communication, l'écoute, l'échange que l'on peut sortir d'une crise, et non pas par un bras de fer entrainant plus de violence et plus d'injustices.

Alors écoutons l'appel de nos anciens qui est d'actualité plus que jamais :

un bon président doit-il être populaire

Dans son dernier billet, ici, le Coucou a écrit ceci " Nicolas a ouvert un sujet de chaîne intéressant, en réaction à des tweets de @CaReagit énonçant qu'un président est d'abord là pour prendre des décisions impopulaires" et me demande donc de répondre aussi à la question "un bon président doit-il être populaire ?"

Ma première réaction fut " j'en sais rien moi ! " mais je ne crois pas que le Coucou se satisfasse de cette réponse de feignante...
Donc je vais tenter la méthode explication de texte en mode prof de français, c'est simple, parce que répondre à une question prise de tête, un vendredi, après une semaine mouvementée, c'est un peu périlleux !


"Un bon président doit-il être populaire ?"

"Bon "  est un adjectif permettant de qualifier le nom de " président " , le terme de bon n'a bien sûr pas la même connotation selon le contexte, par exemple dans la phrase suivante " vise-moi cette blonde, elle est bonne ! " On comprend que les enjeux ne sont pas les mêmes, on attend pas de la blonde en question qu'elle préside à nos destinées ! 
Encore que j'ai un ami que ne citerai pas par pure charité chrétienne ( je suis athée, ai-je vraiment l'obligation morale de ne pas faire dans la délation...j'hésite... ) bref, je suis certaine qu'à choisir entre notre président actuel, et une blonde pulpeuse, son choix serait vite fait...Vous voyez la politique tient à peu de choses !

Reprenons, pour que l'on considère qu'un président est bon à quelque chose, il faut qu'il puisse rassembler autour de lui les français, que ceux-ci se disent " ben merde il est bon quand même celui là ! " mais, et là cela devient complexe, on peut être bon à quelque chose en étant bon à rien ou même mauvais à tout, et cependant exceller dans cet art de faire croire le contraire.
Méthode du parler pour ne rien dire, agir en brassant de l'air, voilà une façon d'être bon, à rien, sachant que rien c'est tout de même quelque chose...

Président, définition courte mais efficace : c'est le chef, celui qui décide pour les autres sur leur demande.
Vous m'accorderez qu'il y a des cas où on se demande par quel miracle ou aberration, le peuple en est venu à demander une chose aussi extravagante à certaines personnes, un peu comme dire à sa femme " tiens chérie conduit la voiture " alors que celle-ci est encore assise à la place du passager !

" Doit-il " On sent une notion d'obligation avec l'utilisation du verbe "devoir".
Le président a-t-il des devoirs, normalement oui, des devoirs fixés par la constitution, mais dans un pays où on hésite pas à voter des lois instituant une catégorie spéciale de citoyens tombant sous le coup d'une déchéance de nationalité dans le cas de certains crimes alors que la dite constitution dit que tous les citoyens sont égaux devant la loi, se pose la question de la portée contraignante de ce texte juridique.

" Populaire " Johnny est populaire, appréciée par un grand nombre, cela pourrait-il faire de lui un bon président ? " allumer le feuhhh, alluuuummer le feuhhhh !!! " Oui, ça pourrait lorsque l'on voit les images des émeutes de ces derniers temps. Après tout un ancien acteur a présidé les " United State of America ", alors pourquoi un chanteur belge, exilé fiscal ne serait pas président de la gaule : Rien n'est impossible !
D'autant que johnny sait faire des promesses, il sait rassembler, faire preuve de lucidité : Qualités essentielles chez le politique français ! Pas de manif' de lycéens avec l'idole des jeunes,

Si Johnny avait proposé la réforme des retraites, comme il est populaire, les français l'auraient acceptée, par amour, et donc de facto, il serait considéré comme un bon président, a contrario  lorsque les français à 79 % refusent cette réforme,  cela signifie que le président n'est pas populaire, et que donc il n'est pas un bon président.

Peut-être qu'un bon président, c'est comme un bon prof, quelqu'un dont vous gardez le souvenir à jamais, quelqu'un qui vous a donné l'envie d'apprendre et d'avancer, qui vous donne le courage de sacrifier des soirées avec les copains en passant des heures à potasser des livres, dans l'espoir d'un avenir meilleur...Alors oui, nous garderons le souvenir de notre président actuel, de son mandat inoubliable, mais il ne nous aura pas donné l'envie d'avancer dans le même sens que lui, ni l'envie de sacrifier quoique ce soit, ni l'espoir d'un avenir meilleur, il nous aura juste donné le courage de nous battre contre sa vision de la société.

Je passe le relais  à Marie, à Gaël, à Dadavidov, pour qu'ils répondent eux aussi à la question de Nicolas !

Le requiem pour un fou de Johnny qui parle d'un amour qui conduit à la folie...