18/09/2014

de con-fiance à dé-fiance, il n'y a qu'un pas..

La confiance

Quel beau mot, un des plus important de la langue Française sans doute, juste après celui de Liberté...
Accorder sa confiance, totale, sans restriction, c'est comme remettre sa vie entre les mains de celui qui la reçoit.
En donnant sa confiance, chaque député qui a voté celle-ci contre son gré ces derniers jours, a donné non point sa propre vie, tout au plus il a sacrifié sa conscience, sa probité, sa crédibilité.
Non, chaque député qui a voté sous la contrainte morale, a remis entre les mains de notre premier ministre la vie de chacun de ses électeurs, qui eux, lui ont accordé LIBREMENT leur confiance lors des dernières élections à la députation.
la vie de tous les jours, le quotidien parfois dur et précaire de beaucoup, l'avenir de chaque d'entre nous repose donc sur cette confiance qui a été accordée..

Mais que vaut cette confiance si elle n'est accordée librement ? Voilà la question que je me pose aujourd'hui.
Si elle est extorquée sous la menace de se faire virer du PS, le chantage induit,  à coup de discours culpabilisants ? Elle ne vaut rien. Elle n'existe pas.
La confiance n'est plus qu'un mot vide de sens. Un peu comme le serait l'engagement de fidélité de celle qui porterait une ceinture de chasteté.

Pour prendre la mesure de la confiance qui vient d'être accordée à Valls , au delà du discours de celui-ci,  il suffit de reprendre les propos à répétition de Cambadellis patron actuel du PS,  à propos des frondeurs, entendez par frondeurs, hommes et femmes socialistes élus du peuple qui oseraient avoir l'idée absurde de s'écarter du chemin tracé par le gouvernement :

Cambadellis le 25 juin 2014 : "  On n'est pas député de droit divin, on n'est pas député comme cela dans une relation directe avec le peuple " comprenez si vous vous êtes présenté devant le peuple afin d'être élu PS c'est que le PS vous accordé ce droit... un droit semble-t-il précaire qu'il ne tient qu'au député de sauvegarder ou pas...

Cambadellis a rappelé il y a quelques jours "qu’un député socialiste qui vote contre la confiance au gouvernement est exclu automatiquement du parti"

Si Cambadellis avait confiance dans l'ensemble des députés socialistes et de leur ressenti face à ce nouveau gouvernement et sa politique,  il n'aurait pas à utiliser de telles méthodes, cet usage abusif de son pouvoir est une preuve éclatante, et ce malgré ce vote, que le doute, voire l'envie de "fronder" existe chez nombre d'entre eux...

Je n'accorde donc pour conclure aucune confiance en monsieur Cambadelis, et je ne m'abstiens pas, je votre contre !

07/09/2014

geek et lecteurs de numérique : Idboox, un site à découvrir !

IDBOOX

Geeks ? Lecteurs de numérique ? Si ce n'est pas déjà fait je vous propose de découvrir le site Idboox, en plus de ces domaines ( smartphones, tablettes, applis, ebook...) il est une mine d'informations également pour les auteurs de livres numériques !

Élisabeth Sutton, sa fondatrice, vient d'accueillir ma chronique sur l'auteur Jérôme Dumont et ses livres que j'ai beaucoup appréciés, et qui j'espère vous donnera envie de les découvrir.
Une belle occasion aujourd'hui donc de la remercier pour son accueil et sa confiance ( ainsi que pour son soutien lors de la parution de ma série "meurtres low cost" aux éditions La Bourdonnaye )

Idboox est un site très informatif axé sur le numérique et les nouvelles technologies, sans avoir des articles trop long, il va à l'essentiel. Des études, des test, des annonces de bon plans, les dernières nouveautés en matière d'applications smartphone ou tablette, de quoi se tenir au courant ( oui je suis une geek à mes heures !)
Pour les parents qui passent par chez moi, je vous conseille d'aller faire un tour sur sa rubrique applications et livres pour enfants.

Ce que j'apprécie également chez Élisabeth et son site, c'est sa démarche en faveur de la lecture numérique et son soutien aux auteurs auto-édités, là où les médias traditionnels sont encore très frileux... il faut toujours encourager les précurseurs, voilà chose faite !

Je vous recommande aussi de suivre le compte twitter @IDBOOX( bien pratique pour les dernières news !)

04/09/2014

la prothèse dentaire pour tous

Le monde est à feu et à sang, on décapite des journalistes à tour de bras, on annule des contrats d'armements alors que la crise fait rage, mais en France, on réussit à trouver du temps à ergoter sur le bouquin d'une ex-première dame bafouée, blessée dans son orgueil, et donc très humainement vindicative...
bien. ça positionne le niveau du débat actuel.

Je ne compte pas rejoindre la cohorte de ceux qui se révoltent des petites phrases ou expressions qu'utiliserait éventuellement, d'après des on-dits, le président actuel.
Pas parce que je suis de gauche et socialiste, mais parce que soyons réaliste, j'ai suffisamment de griefs en matière de politique économique, ou de communication politique contre Hollande, et Valls, suffisament pour me faire les dents ( moi qui fait partie des sans, dents, justements ;-) oui, bon elle était facile, faut bien rigoler non ? François choisit mal ses bonnes femmes, a possiblement un humour déplorable, voire condescendant, ce n'est ni le premier, ni le dernier.

Par contre, pour revenir sur cette histoire de sans-dents, je dirai que voilà une belle occasion pour le ministre de la santé de rebondir et d'agir face au lobby des dentistes et prothésiste dentaire qui pratiquent des prix indécents. Pratiques qui plombent la sécu, font grimper le coût des mutuelles du commun des mortels, et expliquent qu'au 21ème siècle, en France, des personnes ne peuvent avoir accès à des soins dentaires. Ce qui est révoltant dans un pays dit "moderne" et en plus dirigé par un gouvernement de gauche...
Pas de soin dentaire, lorsqu'il reste 2 à 3000 euros à la charge du patient, voilà quelque chose de plus tangible à discuter, que les élucubrations d'une femme trompée... Je dis ça, je dis rien, comme d'hab'...

Je propose donc à François de lancer après le concept du mariage pour tous ( que j'ai soutenu dois-je préciser) celui de la prothèse dentaire pour tous : 
Les nouvelles dents, c'est maintenant ( rhooo, j'ai la dent dure des fois avec notre françois ...)



01/09/2014

Rossetti et Mac Lane, découverte lecture de mon été

Une fois n'est pas coutume, je viens vous parler littérature, enquêtes policières pour être plus précise.
profitant de l'été pour rattraper mon retard dans ma PAL, j'ai dévoré les livres de l'auteur Jérôme Dumont, sa série d'enquêtes " Rossetti et Mac Lane" et franchement j'ai beaucoup aimé, chose assez rare pour être soulignée et chroniquée ici.

Cette série présente les aventures d'un avocat maître Rossetti, de son acolyte et meilleur ami Martinez, d'un détective privé hauts en couleurs dénommé André, un mystérieux Ange qui a ses entrées dans des milieux peu fréquentables, et enfin la délicieuse Mac Lane.
Le lecteur s'attache vite à cette galerie de personnages, à leurs manies et leur humour, ce qui me fait dire que les enquêtes de Mac Lane et Rossetti feraient également une très bonne série télévisée.

Dans le premier tome, intitulé " Jeux dangereux" l'enquête se déroule entre le Québec et Nice, dans le terrain de prédilection des geeks et des jeux en ligne, entre la terre d'accueil de l'auteur et le lieu de son enfance, deux lieux qu'il décrit donc très bien. Entre parenthèse une envie de Socca grignotée sur le marché aux fleurs de Nice vous prend en lisant ce premier tome !

Voici la quatrième de couverture de "jeux dangereux" :
" Vous êtes vous déjà demandé ce qui se passait à l’intérieur de votre téléphone intelligent ?
Un banal divorce va se transformer pour Maître Gabriel Rossetti en une aventure palpitante qui l’emmènera, en compagnie de sa cliente, Amandine Deschamps, PDG d’une startup florissante au Canada, dans l’univers des jeux sociaux et des dérives que la quantité de données récoltées par les téléphones intelligents permettent aujourd’hui…
De Nice à Montréal, au rythme effréné des nouvelles technologies, Gabriel et Amandine vont être entraînés dans un tourbillon de rebondissements aussi haletants qu’inattendus !
Ils devront compter sur les précieux contacts de Gabriel et le savoir-faire d’Amandine pour dénouer cet écheveau, sauver la compagnie d’Amandine, et mettre en échec les personnes mal intentionnées qui se sont appropriées illégalement les données sensibles de millions de joueurs. "

Une écriture fluide, de bonnes descriptions, des enquêtes haletantes écrites par un ancien avocat, je vous recommande donc d'embarquer dans les enquêtes de Mac Lane et Rossetti. D'autant que ces livres ont été sélectionnés par la Fnac comme la "crème du crime 2014"
vu que je ne recommande que rarement des auto-édités, vous pouvez me faire confiance, n'est-ce pas ?

Si vous êtes curieux suite à ce billet, je vous invite à visiter le Blog d'auteur de Jérôme Dumont, afin d'en savoir plus sur l'auteur et ses personnages.
Bon, cerise sur le gâteau, les 5 tomes :
- Jeux dangereux,
- Une enquête cannoise,
- Une affaire de famille,
- Trois balles dans le buffet,
- Un froid de loup.
sont tous disponibles sur les plateformes en numérique et en version papier, aucune excuse donc pour ne pas commencer à les découvrir !

Bon, moi j'attends la sortie du 6 qui ne saurait tarder...

25/08/2014

Hollande, l'homme qui ne voulait pas changer...de cap

Deux ans que la cocotte Montebourg est sous pression, il fallait s'attendre à l'explosion.
D'aucun diront qu'il aurait du tenir sa langue au lieu de dévoiler le fond de sa pensée quant à la politique économique de son président.
Faire comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes afin de préserver un semblant de " normalité "... inconfortable position qui de toute évidence n'était plus tenable pour notre fougueux Arnaud.

Après les annonces conjuguées de Hollande et de Valls à propos du cap à poursuivre, nous pouvions toutefois nous attendre à une rentrée difficile quant à la cohésion de la majorité.
Nous voilà donc fixés.
Montebourg s'est chargé du sale boulot, celui de prouver à Valls que la gauche n'est pas morte, qu'elle n'est pas agonisante, qu'elle est bien là face à lui, et contre lui jusque sur les bancs de l'assemblée, s'il faut en arriver à cette extrémité, fort désagréable.

Alors que le front de gauche, comme les écologistes et l'aile gauche du PS n'ont cessé d'envoyer des signaux d'alerte à notre président,et son nouveau mentor gardent le cap, un peu comme le titanic...
Garder le cap, envers et contre TOUS ?! Alors que les politiques d'austérité échouent partout en Europe ?
De se demander si François est têtu, comme peuvent l'être certains bretons, s'agit-il de fierté, d'orgueil, d'aveuglement lié aux feux des projecteurs ou carrément d'un manque de discernement.
Je vous laisse le choix entre ses différentes options.
Le courage réside parfois dans celui d'élever la voix pour porter celle de tous ceux qui n'en ont pas le pouvoir, afin de provoquer le changement !
Ironique de constater que le troisième homme des primaires socialistes est cette voix qui réclame le changement de cap, à François Hollande l'ex-président " du changement c'est maintenant " et désormais président du " naufrage, c'est maintenant..."

Le courage serait de reconnaitre son erreur afin de donner une seconde chance à ce mandat, et de faire d'un échec une réussite... Si ce courage n'est pas inné, il peut parfois être provoqué sous l'effet d'une amicale pression que nous sommes nombreux à espérer de la part de nos élus de gauche.


11/08/2014

l'avis d'un élu costarmoricain sur la réforme territoriale

La réforme territoriale va toucher au plus près les citoyens, surtout dans les territoires ruraux, où l'impact va être significatif notamment en matière de services publics. Mais où en est-on de cette réforme et vers quoi nous dirigeons nous ?

D'où mon idée de vous faire partager le texte de Guillaume Louis, élu socialiste de la commune de Pabu, près de Guingamp, qui clarifie les données du problème à ce jour et soulève des questions pertinentes :



" Une nouvelle organisation territoriale pour une meilleure lisibilité et efficacité

C’est dans une tribune publiée le 3 juin dernier dans la presse quotidienne régionale que François Hollande a présenté son projet de réforme territoriale. Selon le Président de la République, « le temps est venu de simplifier et clarifier pour que chacun sache qui décide, qui finance et à partir de quelles ressources ».

Cette réforme territoriale poursuit trois objectifs : simplifier et clarifier le rôle des collectivités territoriales, faire des territoires les moteurs du redressement économique du pays et renforcer les solidarités territoriales et humaines.

A cet égard, deux projets de loi ont été présentés en Conseil des ministres le 18 juin : l’un portant nouvelle organisation territoriale de la République, l’autre relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral.

Le premier supprime, tout d’abord, la clause de compétence générale pour les Départements et les Régions. Il renforce ensuite le rôle de la Région en matière de développement économique et lui confie la gestion des collèges et la détermination des politiques de mobilité (les services de transport routier départementaux et les transports scolaires seront confiés à la Région, de même que la voirie départementale). Le projet de loi lui donne également la possibilité de faire des « propositions » sur des textes en vigueur ou en cours d’élaboration concernant « les compétences, l’organisation et le fonctionnement de l’ensemble des régions ».

La réforme renforcera parallèlement les intercommunalités puisque celles-ci devront regrouper au moins 20 000 habitants à partir du 1er janvier 2017. Selon le Chef de l’Etat, « l’intercommunalité deviendra la structure de proximité et d’efficacité de l’action locale ».

Le projet prévoit enfin la disparition des Conseils départementaux à l’horizon 2020. Jusqu’à cette date, ils verront leur action recentrée sur leurs compétences essentielles (en matière d’action sociale et de financement des services d’incendie et de secours notamment). Cette disparition devra faire l’objet d’une révision constitutionnelle dans la mesure où le Département est mentionné à l’article 72 de la Constitution comme étant « une collectivité territoriale de la République ».

Le second prévoit la diminution du nombre de régions métropolitaines de 22 à 14 à compter du 1er janvier 2016. L’objectif est de disposer de régions fortes pour leur permettre « d’exercer à la bonne échelle leurs compétences stratégiques » et d’être compétitives à l’échelle européenne. Il prévoit également l’organisation des scrutins départementaux et régionaux en décembre 2015 afin de permettre aux électeurs et aux candidats de prendre connaissance des différentes dispositions suffisamment en amont des prochaines élections.

Au final, cette réforme aspire, d’une part, à une meilleure lisibilité pour le citoyen et, d’autre part, à une amélioration de l’efficacité de l’action publique locale.

Après un examen animé, le Sénat a adopté le 4 juillet, en première lecture, le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral, en supprimant cependant l’article 1er qui traitait des 14 nouvelles régions. Arrivé en séance à l’Assemblée nationale, le texte a une nouvelle fois fait l’objet de débats. L’article 1er ayant été vidé de sa substance par les sénateurs, les députés ont adopté une nouvelle carte de 13 régions le 18 juillet. Cette nouvelle carte acte notamment la fusion entre les régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne, celle entre les régions Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie, ou encore celle entre les régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes. L’ensemble du projet de loi a été adopté par l’Assemblée nationale le 23 juillet, par 261 voix contre 205. Le texte reviendra au Sénat en deuxième lecture à l’automne.

Une nouveauté a été introduite au cours des débats et concerne le droit d’option. D’abord écarté par le Gouvernement, André Vallini, le secrétaire d’Etat à la réforme territoriale, est revenu sur cette position et a affirmé que le Gouvernement était prêt à un assouplissement sur ce sujet. En témoigne un amendement déposé par les parlementaires socialistes prévoyant qu’« un département et deux régions contigües puissent demander, par délibérations concordantes, une modification des limites régionales visant à inclure le département dans le territoire d’une région qui lui est limitrophe, sans autre condition ». Ce droit d’option ne s’exercerait toutefois qu’à partir de janvier 2016 et ce, pour une durée limitée comprise entre le 1er janvier 2016 et mars 2020.

A la lecture des deux projets de loi, on peut regretter que la question du nombre de communes en France ne soit pas abordée. Avec aujourd’hui plus de 36 000 communes, la France est le pays qui en compte le plus en Europe. On peut alors légitimement se demander si des fusions de communes ne devraient pas s’opérer, d’autant plus que des dispositifs existent déjà, comme celui de la commune nouvelle issu de la loi du 16 décembre 2010. De même, la question des doublons entre l’État et les collectivités territoriales n’est pas abordée, or l’on sait que l’État possède encore des services sur des compétences pourtant décentralisées.

On peut aussi s’interroger sur la disparition annoncée des Conseils départementaux. Elle fait naître des incertitudes chez les citoyens et les agents territoriaux quant au devenir de leurs services publics. Il ne faut alors pas perdre de vue le principe de subsidiarité selon lequel les décisions doivent être prises au niveau le plus pertinent. La conservation d’un échelon intermédiaire entre la commune et la région est alors nécessaire voire indispensable. Les intercommunalités pourraient jouer ce rôle, à condition qu’elles aient une taille suffisamment importante, ainsi que les capacités financières et humaines pour assumer certaines compétences dévolues aujourd’hui aux Départements. Le débat ne fait donc que commencer.
Guillaume LOUIS "
Merci à Guillaume pour cette première participation sur mon blog.
crédit photo Le télégramme

30/07/2014

les mots de Jaurès

A la veille du centenaire de l'assassinat de Jean Jaurès, un billet s'imposait sur ce blog.
Il semblerait que tous les partis se réclament de Jaurès et de son héritage, la gauche, la droite, et même l'extrême droite qui ne recule devant rien quand il s'agit de surfer sur la vague du mécontentement et des inquiétudes ambiantes.
Jaurès était un homme de gauche, pacifiste, qui n'aurait sans doute pas apprécié les dérives décomplexées de la droite et encore moins le culot de l'extrême droite actuelle de se réclamer de lui...

De Jaurès, j'aime ses mots.
De Jaurès, j'admire sa force de conviction qu'il réussissait à transmettre dans ses textes.
Le pouvoir des mots est immense, il peut soulever des peuples entiers; néanmoins la politique ne doit pas se résumer à l'emploi habile des mots. Les mots devraient être les fondations de l'action, le verbe ne devrait pas trahir celle-ci...

Jaurès utilisait des anaphores...d'autres s'y sont essayé il y a encore peu de temps, avec talent soulignons-le, et ce flot de répétition résonne encore aux oreilles du peuple de gauche dont mes collègues blogueurs qui ont usés des mots sur leurs blogs dans la campagne de 2012... Nous n'avons rien oublié de ces mots.

Les mots ont un sens, une portée, il génèrent des engagements qui restent gravés dans les esprits et dans les cœurs. 
Le politique ne peut, et ne devrait user des mots, pour les trahir ensuite dans ses actions.
Chaque déclaration, chaque promesse laisse une trace indélébile dans les mémoires de ceux qui y ont cru, et lorsque l'on enflamme l'engagement et que l'on trahit celui-ci, il ne faut point s'étonner du retour de flamme, du désamour qui risque de s'ensuivre. Seules les actions en adéquation avec ces mots presque effacés peuvent rattraper le coup, ce n'est jamais trop tard pour bien faire.

Jaurès usait le discours sous une forme poétique, passionnée, or la poésie touche l'âme, voilà le secret : Toucher l'âme de celui qui écoute ou qui lit pour qu'il comprenne et fasse sien votre message.
En effet, quel peut-être le destin du message s'il n'est pas empreint d’honnêteté, de sincérité, si celui qui l'émet n'y crois pas au plus profond de lui-même ?
Pour être honnête avec soi-même, puis avec les autres, il faut du courage :

" « Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir, mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. » Jean Jaurès