29/06/2010

en bretagne plus de cochons que de bretons

Algues vertes, porcs, nitrates, un débat qui alimente la Bretagne : Le conseil général des côtes d'Armor a décidé de ne plus financer le ramassage des algues vertes mais également le transport et le traitement de celles-ci, et renvoie l'État face à ses responsabilités.

Le département ne s'arrête pas là, il engage une action contre l’Etat pour demander une indemnisation en contrepartie du préjudice d’image et d’impact sur le tourisme.

Il est clair que le touriste français, après avoir vu les images désastreuses de ces marées vertes défigurant le littoral costarmoricain, n'aura probablement pas envie de poser sa serviette de bain sur nos plages, pourtant magnifiques.

Le département en question est agricole, et beaucoup d'emplois existent dans le secteur agro-alimentaire, rétorquent certains, mais doit-on pour autant renoncer à vivre dans un cadre préservé, boire une eau saine, se promener sur des plages sans risquer d'être empoisonnés par les émanations de ces algues ?

Alors que le département a pris la décision de ruer dans les brancards, les bretons se mobilisent contre l'amendement Le fur, qui à terme permettrait l'agrandissement ou l'installation des élevages de porcs et de volailles sans autorisations, sans étude d'impact environnemental !
Imaginez 2000 porcs entassés les uns sur les autres ce que cela peut donner comme quantité de lisier !

56 % de la production porcine française pour 2006 est basée en Bretagne ! Nous sommes donc la boucherie charcuterie de la France et bientôt celle de l'Europe, oui, mais à quel prix ?
Combien de millions l'État compte-t-il dépenser pour traiter les conséquences de cette agriculture intensive, concentrée en un même point, quelles garanties donne-t-il à ses habitants qui vivent sur ce territoire d'un point de vue sanitaire ?

On nous parle d'harmoniser notre législation en la matière avec celle des autres pays européens pour que nous restions compétitifs, MAIS, les élevages de porcs anglais, allemands, hollandais ou que sais-je encore, sont-ils concentrés sur 5 % de leur territoire ?
Je dirai donc à Mr Le fur d'aller installer ailleurs que sur nos terres ses petits cochons et autres bestioles ( fort sympathiques au demeurant ), pourquoi pas en Grèce ?

Nous attendons donc un changement radical de l’économie agricole bretonne... L'espoir fait vivre dit-on, mais je peux vous dire qu'en Bretagne on vit d'amour, mais pas d'eau fraiche !

Otages : loin des yeux, mais pas du coeur


6 mois que les journalistes de FR 3, Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs afghans ont été enlevés en Afghanistan. ( pétition : ici )

Une année pour un Autre otage français, Denis Allex, Agent de la DGSE, retenu en Somalie depuis le 14 juillet 2009, et dont on ne parle jamais !

Et déjà trois mois pour l'otage français de 78 ans,
Michel Germaneau. responsable d'une association humanitaire ayant construit une école au Niger où il a été enlevé en avril 2010 et dont personne ne parle !

N'oublions pas tous ces hommes retenus loin de leurs familles et de leur pays, et exigeons leur libération !


28/06/2010

primes des prefets : j'en veux une aussi !

" C'est la criiiiise !!! "C'est ce que j'entends partout ! " tu te rends pas compte, c'est la criiiiise !!! " Bouh ! J'aurai presque peur, heureusement que je suis pas facilement influençable, ou bien j'irai me coucher avec un cacheton, la tête sous l'oreiller...

La crise, mon œil ! C'est pas la crise pour tout le monde... Ce matin, je lisais par exemple que les ministres de l’Intérieur et du Budget, sont les signataires du décret de novembre 2008 instaurant la prime aux résultats pour les préfets et sous-préfets... Voilà des hommes qui savent gérer un budget en bon père de famille, et quelle famille !

Un préfet touche autour de 8000 euros de salaire mensuel ( pas de quoi se payer des cigares mais c'est pas mal quand même ! ), et une prime annuelle selon ses résultats pouvant s'élever à 66 000 euros maximum ( je me demande pourquoi ne pas avoir arrondi jusqu'à 70 000 euros, tant qu'à faire, en plus 66, c'est peu démoniaque comme chiffre...) Donc petit calcul :
66 000 euros max, divisé par 12, ça nous fait 5500 euros de plus par mois, que je rajoute à mes 8000 euros, ça nous fait au final,
13 500 euros au mois
, waoouuh!!! J'exige que mon fils fasse l'ENA, ainsi il pourra s'occuper de mes vieux jours, de ma non-retraite et de ma non-sécu !

Plus sérieusement, je vous renvoie vers cet article du parisien qui vous explique ce fabuleux système de bonus appliqué aux représentants de l'État.

Bon, c'est vrai qu'en même temps, les préfets et sous préfets ont partagé la même cour d'école que nos dirigeants politiques, ils partageaient leurs goûters, ceci doit expliquer cela...la vache ! 66000 euros...ça fait rêver...Qu'est ce que ça va être quand ce ne sera plus la CRIIIISE!!!!

Eva Joly pour 2012 ?

Beaucoup se demandent " vers qui se tourner ? " quel sera l'homme ou la femme politique intègre, compétent, honnête, qui pourra mener le pays après 2012.
Le casting est énorme pour la suite de la grande comédie qui se joue devant nous, pauvres
citoyens :
l'actuel président, DSK, Aubry, Villepin, bayrou, Royal, Duflot, Mélanchon, Le pen, et tant d'autres...
Quoi de neuf sous le soleil ? Pas grand chose si ce n'est un nom, celui d'Eva Joly ?

Ancien juge d'instruction aux affaires financières, députée européenne, cette femme au caractère bien trempé s'inquiète de l'état des contre-pouvoirs en France et surtout de la probable disparition des juges d'instruction...
En effet, notre président a avoué ne pas avoir renoncé à cette réforme pénale qui suscite tant d'inquiétudes. On peut alors de poser la question, qui ouvrira les enquêtes génantes quand ce juge indépendant aura disparu : vous ? moi ?
Alors que RSF lance des appels pour une presse libre, certains journalistes sont mis en examen,
Eva Joly semble attaquée de toute part : serait-elle la nouvelle femme à abattre ?

25/06/2010

Sauvons le soldat Marianne


Ce n'est pas moi qui le dit, bien que je partage cet avis, nous vivons dans une France des privilèges, une république bananière : c'est la presse anglo-saxonne, ou canadienne, ou allemande...

Un article du nouvel obs' a demandé leur avis à plusieurs journalistes étrangers à propos des scandales qui ont frappé et frappent nos dirigeants actuellement :
Les logements de fonctions de certains ministres, leurs cigares, les cumuls de retraites de parlementaires avec les salaires de ministres, les voitures de fonctions, les gardes du corps à vie, les expériences sexuelles douteuses des uns, le favoritisme familial des autres, les évasions fiscales, les financements occultes...et la liste continue...
La presse étrangère est outrée de voir que les fautes sont excusées, qu'il n'y a aucune conséquences aux manquements graves aux principes tels que probité, moralité, exemplarité...

Quand on lit ce résumé pitoyable de l'état moral de notre classe dirigeante, on se demande comment on peut passer encore des heures à commenter la défaite et les écarts verbaux d'une dizaine de types en short bleus...

On demande à nos jeunes d'être exemplaires, on nous parle de la valeur travail, du travailler plus alors que le chômage repart à la hausse et que l'on va préférer laisser les anciens au boulot, du gagner plus alors que notre pouvoir d'achat est en chute libre :

Ce n'est pas la France qui va mal, la France va très bien, elle compte des millions de bonnes volontés, des compétences enviées dans le monde entier, des chercheurs dans des secteurs de pointe qui sont poussés à l'exil sous des cieux plus reconnaissants, la seule chose qui va réellement mal , c'est cette classe politique.

En remettant l'humain au centre de ses attentions, la France pourra relever la tête, relancer sa consommation, rebooster sa productivité et sa créativité, il faut juste pour cela amputer le pays de sa partie nécrosée, de cette partie qui gangrène le système :
Quand un citoyen est face à un politique malhonnête qui n'est pas sanctionné, ne serait-ce que par une démission, il est choqué, quand ce sont des dizaines de ministres non sanctionnés par le représentant de la république, c'est tout le système qui s'effrite : Le citoyen se détourne de la vie politique, il se détourne des urnes, il se détourne de la démocratie !


La petite manif festive d'hier était charmante, mais étant donné que notre président a préféré prendre rendez vous avec mr Henri pour discuter foot, que woerth trouve cette mobilisation faiblarde, ne serait-il pas indiqué d'en remettre une couche, un peu plus épaisse ?

Mais l'effet même des grèves n'est-il pas remis remis en cause ? Le représentant d'une vingtaine de footeux millionnaires obtient dans l'instant un rendez-vous avec le président alors que celui-ci est incapable d'entendre les revendications de millions de français sous-payés.

La réforme de la retraite n'est qu'une partie de l'iceberg, et dans les cortèges, la colère était profonde, plus profonde que cette réforme.
Ce n'est plus seulement nos retraites qu'il faut sauver, mais bien notre modèle démocratique et social ! Il faut sauver le soldat Marianne !

24/06/2010

ma manif du 24 juin à guingamp



Comme prévu, j'ai enfilé une paire de basket, et je suis partie ce matin manifester, à Guingamp.
Cette petite ville de province ( 8000 habitants ) où le foot est roi a réussi à mobilier une foule importante, au moins 3000 manifestants selon les organisations, et si j'en crois Gwendal : " du jamais vu ! "

Le soleil était de sortie, il faisait même chaud. Je me mis donc en route avec le cortège, composé d'un public varié : Des travailleurs syndiqués ou non, venant du service public mais pas seulement : beaucoup de travailleurs du privé étaient là aussi, ainsi que des chômeurs, des retraités, des parents avec leurs enfants.

Une infirmière avec qui j'ai discuté m'a annoncé " la coupe est pleine ! " elle m'expliqua que l'objectif dans les hôpitaux était à présent la rentabilité, que les personnels partis en retraite n'étaient pas remplacés, qu'à charge de travail égal, le personnel fondait comme neige au soleil...
Un vieux monsieur, au départ du cortège me dit " je suis retraité, je suis là pour les plus jeunes, il ne faut pas se résigner à perdre nos acquis sociaux...de l'argent madame, il y en a..."

D'autres personnes au fil de la marche, m'expliquèrent leur inquiétude pour la qualité du service public, celle pour l'éducation de leurs enfants, d'autres partagèrent avec moi leur indignation devant le train de vie de la classe dirigeante, leur impression que l'injustice était à présent la règle : " ce sont toujours les mêmes qui font des efforts ! y'en a marre ! "
en route, je demandais à une dame ce qu'elle pensait de l'histoire des bleus, elle me répondit : " je m'en fous des bleus, ils sont à l'image de ceux qui nous dirigent...avant les politiques avaient de l'honneur, quand il faisait des bêtises ils assumaient et ils démissionnaient ! "

La colère, un sentiment d'injustice, une envie d'être entendus, voilà ce que j'ai vu à Guingamp.
Nous nous sommes tous quittés au son des binious, dans une ambiance pleine d'espoir, tout en ayant l'impression que ce n'était que le début de longues marches que nous aurions à faire tous ensemble.

Il reste, une question qui me trotte dans la tête : Comment interpréter le fait que le président de la république reçoive un footballeur à l'Élysée, alors que la France hurle son désarroi dans les rues, est-ce du dédain ? De l'inconscience ? Est-il aveugle et sourd aux souffrances du pays ? Considère-t-il que ce scandale des bleus est plus important que le sort de nos concitoyens ?

A n'en pas douter ce rendez-vous avec un footballeur va toucher le cœur de tous ceux qui ont pris soin de lui envoyer un message : " La coupe est pleine ! "

22/06/2010

les bleus jetés aux lions

Certains ont comparé le drame des bleus à un vaudeville... Guillon lui aussi nous parle d'un vaudeville dont les personnages dirigent un pays, son scenario est nettement mieux ficelé.
C'est vrai l'histoire d'une bande de types qui sont payés des millions pour courir après un ballon, et qui s'insultent dans les vestiaires, franchement, ça intéresse qui ?

Va-t-on faire porter aux bleus la responsabilité de la baisse du moral des français ? La responsabilité de la perte des valeurs ? Bientôt ils seront peut-être même responsables de la crise, du chômage, du plan de rigueur qui s'annonce !
" Que celui qui n'a jamais péché me lance la première pierre " on comprend mieux cette lapidation nationale...

Nos sportifs sont à l'image de certains qui lancent des " casse toi pov'con ! " ou des insultes racistes, rolex au poignet, au volant de leurs grosses cylindrées, ils sont les rois du monde... la différence ? Les sportifs se font virer !

Avouons que la grande farce politique qui se joue devant nos yeux ébahis est bien plus passionnante, et comme dans toute bonne histoire, nous attendons tous la chute avec impatience...