Nous assistons actuellement à un paradoxe à propos de la liberté d'expression qui mérite reflexion...
Un journaliste, Zemmour, se retrouve devant la justice pour des propos racistes qu'il a tenu à la télévision où il a expliqué " Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes. C'est comme ça, c'est un fait ! "
Il reçoit le soutien à droite et à parfois à gauche des ardents défenseurs de la sacro sainte liberté d'expression.
Liberté qu'on a pas hésité à fouler au pied dans d'autres occasions, lors du renvoi de Guillon, de Porte par exemple, ou lors des "affaires" qui ont touché certains membres du gouvernement et que les journaux ont "osé" traiter dans leurs colonnes récupérant ainsi l'étiquette de " fascistes"...
On peut donc en déduire que la liberté d'expression peut s'exprimer dans notre pays selon des principes à géométrie variable :
Aujourd'hui, 22% des français sont d'accord avec les thèses de l'extrême droite, dont une part importante des électeurs UMP. On en conclut que les idées de Zemmour ont le vent en poupe, et que donc dans l'esprit électoraliste qui règne ces temps ci, certains considèrent qu'il devrait pouvoir les disséminer comme une espèce de virus dans les esprits déboussolés de certains citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Je me demande où va un pays où les partis ne portent plus des idées, un idéal de société, avec des principes intangibles, mais se laissent porter par des concepts aux relents effrayants de haine, d'injustice, d'inégalités.
Certains à gauche se laissent tenter par une dérive à droite pour récupérer des voix, à droite on pousse toujours plus loin le bouchon pour répondre aux angoisses de son électorat. Angoisse savamment orchestrée à coup de politique sécuritaire, de mise en avant de faits divers les plus sordides les uns que les autres, et d'une politique identitaire lamentable.
Zemmour n'est qu'un outil de plus dans cet arsenal, il sert à banaliser un discours, à le rendre "politiquement correct " au nom de la liberté d'expression : " Si on laisse un journaliste dire ça à la télé Georgette, ben c'est pt'être bien que c'est un peu vrai, hein ? " Le français ne réfléchit plus, on réfléchit à sa place, et zemmour se charge même de lui mâcher le travail pendant le repas du soir !
En pointant l'étranger comme source de tous les maux, de toutes les violences, il tente de faire oublier que le problème majeur est avant tout le manque de moyen de la justice, de l'éducation nationale, de la faiblesse de notre système de formation à l'emploi, du problème de chomage, de la misère qui gangrène notre société avec 8 millions de pauvres en France, le problème de salubrité morale qui existe dans la classe politique.
Si zemmour se taisait, cela lui laisserait du temps pour réfléchir à l'énormité de ses propos.
La haine de l'autre n'est-elle pas la limite morale que doit s'imposer la liberté d'expression pour pouvoir continuer d'exister pour tous ?
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14/01/2011
si zemmour se taisait
01/03/2010
un meurtre sans cadavre
Jacques viguier après avoir été acquitté par la cour d'assises de haute-Garonne, est actuellement jugé en appel à Albi pour le meurtre de son épouse Suzanne disparue en 2000 et dont on a jamais retrouvé le corps.>Cette affaire est étrange à plusieurs titres, le mari accusé du meurtre est un professeur de Droit public dont on peut penser qu'il maitrise les rouages de la justice, d'autre part le corps de la disparue n'a jamais refait surface, et enfin aucune preuve irréfutable n'a été jusqu'à maintenant découverte...
Selon le procureur général, il existe un faisceau de présomptions qui entrainent la conviction que l'accusé est coupable : la disparue avait un amant, elle avait la veille de sa disparition pris un rendez-vous pour enclencher une procédure de divorce d'avec son époux, son sac ses clefs ont été trouvés à son domicile ainsi que quelques taches de sang, et pour finir, le matelas où elle dormait a été jeté par l'accusé dans une décharge où il a mystérieusement brulé... l'accusé n'a signalé la disparition de son épouse que trois jours plus tard.
>Une peine de 15 à 20 ans de réclusion, c'est qu'encoure Jacques Viguier pour un meurtre sans cadavre... cependant des questions me taraudent si l'épouse est vivante, où se trouve-t-elle ? où a-t-elle vécu pendant ces dix dernières années ? Pourquoi avoir laissé ses enfants et son amant sans nouvelles ? Et si elle avait été enlevée et tuée par quelqu'un d'autre ? Si son mari, professeur de droit l'a tuée pourquoi avoir commis des erreurs telles que laisser les clefs de son épouse, son sac, ses lunettes, à l'intérieur de la maison ? Pourquoi avoir laissé la voiture de sa victime garée devant la maison ? A-t-il commis volontairement ces "erreurs" pour pouvoir dire " si je l'avais tuée, je n'aurai pas laissé de preuves de sa présence au domicile ! "
Toute cette affaire tient sur la base du matelas : Pourquoi ce matelas disparait à ce moment précis... Quand on est sur le point de divorcer de son épouse on a je suppose autre chose à penser que faire un tour à la déchetterie pour jeter un vieux matelas, d'autant que les vendeurs de matelas proposent d'emporter votre vieux matelas lorsqu'ils vous livrent le nouveau...
La question est de savoir si on doit envoyer quelqu'un en prison pour les vingt prochaines sur la simple base de présomptions ou de probabilités.
Source : http://www.lexpress.fr et http://www.affaires-criminelles.com
Selon le procureur général, il existe un faisceau de présomptions qui entrainent la conviction que l'accusé est coupable : la disparue avait un amant, elle avait la veille de sa disparition pris un rendez-vous pour enclencher une procédure de divorce d'avec son époux, son sac ses clefs ont été trouvés à son domicile ainsi que quelques taches de sang, et pour finir, le matelas où elle dormait a été jeté par l'accusé dans une décharge où il a mystérieusement brulé... l'accusé n'a signalé la disparition de son épouse que trois jours plus tard.
>Une peine de 15 à 20 ans de réclusion, c'est qu'encoure Jacques Viguier pour un meurtre sans cadavre... cependant des questions me taraudent si l'épouse est vivante, où se trouve-t-elle ? où a-t-elle vécu pendant ces dix dernières années ? Pourquoi avoir laissé ses enfants et son amant sans nouvelles ? Et si elle avait été enlevée et tuée par quelqu'un d'autre ? Si son mari, professeur de droit l'a tuée pourquoi avoir commis des erreurs telles que laisser les clefs de son épouse, son sac, ses lunettes, à l'intérieur de la maison ? Pourquoi avoir laissé la voiture de sa victime garée devant la maison ? A-t-il commis volontairement ces "erreurs" pour pouvoir dire " si je l'avais tuée, je n'aurai pas laissé de preuves de sa présence au domicile ! "
Toute cette affaire tient sur la base du matelas : Pourquoi ce matelas disparait à ce moment précis... Quand on est sur le point de divorcer de son épouse on a je suppose autre chose à penser que faire un tour à la déchetterie pour jeter un vieux matelas, d'autant que les vendeurs de matelas proposent d'emporter votre vieux matelas lorsqu'ils vous livrent le nouveau...
La question est de savoir si on doit envoyer quelqu'un en prison pour les vingt prochaines sur la simple base de présomptions ou de probabilités.
Source : http://www.lexpress.fr et http://www.affaires-criminelles.com
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