28/02/2012

Hallal là quelle histoire !

la justice a été saisie à propos d'une histoire de viande hallal que le bon français mangerait à l'insu de son plein gré...diable, quelle affaire, quel scandale s'écrie-t-on dans les chaumières... enfin pas dans toutes :
il a bien une question que je ne me suis jamais posée c'est est-ce que ma viande est hallal, ou casher, ou catho !

Je suis bien plus interpellée par l'idée que la viande que je mange vienne du bout du monde où les pratiques agricoles sont douteuses, et les contrôles sur la qualité sanitaire inexistants, plus inquiète par l'idée que ma viande soit issus de bestioles se nourrissants d'OGM, ou de farines animales...dommage d'ailleurs que personne ne se soucie de cet aspect de notre alimentation, qui somme toute doit avoir plus de répercussions sur notre état de santé qu'une viande tuée version hallal ou casher...

Autre aspect surprenant, que nul ne soit surpris parmi ceux qui se révulsent de la viande hallal, ou même gênés dans les entournures,  lorsque nos enfants étudiants dans les écoles publiques, et laïques, se voient servir un poisson au menu de la cantine, tous les vendredis selon une tradition catholique ?

Ah mais oui cette controverse, c'est parce que les pauvres bêtes souffriraient pendant l'abattage en étant égorgées...issue d'une famille paysanne, j'ai pourtant ouie dire de mes ainés qu'il fut un temps où à la ferme on tuait le cochon avec un grand couteau, le goret poussait des cris déchirants, hurlait comme un bébé, qu'on égorge, scène terrible, rapidement oubliée lors de la dégustation d'un pâté de campagne, ou d'un bon saucisson...


Finalement, on devrait tous devenir végétariens, un moyen de mettre d'accord toutes les confessions religieuses, et d'épargner de pauvres animaux...


6 commentaires:

  1. Contreverse stupide en effet. Lors d'un séjour en Algérie, j'ai mangé de la viande souvent bien meilleure que celle que l'on trouve sous plastique dans les supermarchés.
    Quand j'étais gamin, j'ai assisté plusieurs fois au "sacrifice" du cochon à la ferme de mes grands parents. Les cris que poussait la bête nous impressionnaient, nous les enfants, mais quelle fête ce jour là, ce n'était pas triste !

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  2. Ce ne serait pas inutile de réduire sa consommation de viande pour différentes raisons : la production de viande est le premier responsable du réchauffement climatique et le premier responsable des accidents cardio-vasculaires et autres problèmes de santé + hausse de la mortalité (sans parler de la déforestation, bien sûr, qui sert à augmenter la production agricole destinée à la viande !). Manger de la viande nous tue mais on ne fait que de nous dire d'en manger plus parce que les industries de la viande n'ont qu'une obsession mortifère dans la vie : les bénefs !
    Alors en effet, être végétarien nous fait du bien, fait du bien à la planète et je ne parle pas des conditions dans lesquel ces pauvres bêtes sont élévés ! Alors tuées comme ceci ou comme cela ce n'est plus le problème le plus crucial depuis longtemps.
    Pour sauver la planète, freinons des deux pieds la consommation de viande !
    Bon à part ça, j'ai répondu à tes questions ! Hourra ! :)

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  3. Deux remarques : Moi aussi, je suis issue d'une ferme où on tuait le cochon une fois par an pour en faire des salaisons et des charcuteries : il était égorgé sans élecro-narcose. Depuis ce temps-là le législateur a décidé que les animaux seraient étourdis avant saignée dans les abattoirs pour des raisons humaines de limitation de leur souffrance qui est rélle. Pour les porcs et les poulets il s'agit d'une électro-narcose (bain électrifié pour les poulets, électrodes sur les tempes pour les porcs) et matador pour les vaches (balle dans la tête). Les égorgeages de cochon sont INTERDITS dans les fermes et tout animal doit être abattu dans un abattoir, autrement il s'agit d'un abattage clandestin puni de fortes amendes.
    2) En qualité de démocrate républicaine, il m'importe de savoir que les lois que nous faisons voter soient appliquées ; les lois non apliquées sont fossoyeuses de la démocratie et nourrissent l'antiparlementarisme. Le législateur représentant du peuple a voulu des lois de protection animales dans les couloirs de la mort des abattoirs, elles s'appliquent, sauf dérogation et contingentement, ce qui est le cas des deux rites susnommés. Personnellement je ne me fiche pas de ce qu'il se passe sur le territoire de la république ni de la façon dont nous y traitons les animaux. La loi est toujours un rempart contre la barbarie. De plus, on ne peut pas vouloir un étiquetage OGM et additifs chimiques en se fichant d'un affichage autre, tel le mode d'abattage. Cela s'appelle la transparence. Enfin, nous avions réussi en France à faire reculer l'obscurantisme catholique avec la loi de 1905 et c'était une excellente chose.
    En conclusion : il y a une seule façon d'éviter de manger halal/casher, c'est d'être végéta*ien, remplacer la chair animale par des protéines végétales. Ce que je suis.
    Je me permets un lien, traduction d'un texte de Carol J Adams qui parle clairement des tabous de mangeurs de viande et des non tabous des végéta*iens.
    http://hypathie.blogspot.com/2011/05/cinq-mythes-sur-les-vegetaliens-de.html

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  4. hypathie, ton argumentation tient la route, et j'avoue donne à réfléchir... néanmoins il me semblait que la viande hallal était clairement annoncée, car comment un musulman pourrait-il acheter une viande en adéquation avec ses pratiques religieuses sans la garantie apportée par cet étiquetage ? et pourquoi un boucher s’embêterait à tuer hallal, pour ne pas le faire savoir sur son emballage par la suite...c'est pourquoi je ne comprends pas tout ce tapage sur le sujet.

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  5. @ Iboux Les morceaux de viande halal/casher sont étiquetés comme tels quand ils sont vendus à la clientèle qui les achète, ça va de soi, MAIS comme ils ne mangent pas tous les morceaux, CE QUI RESTE est recyclé dans le commerce général sans étiquetage, ce qui est un manque de transparence flagrant et une atteinte à la démocratie. Je rappelle qu'en France et en Europe le législateur a voulu l'étourdissement avant saignée et que c'est un progrès humain. Pour être complète, ce n'est pas parce que je suis végétarienne que je me désintéresse du sort des milliards d'animaux qui finissent à l'abattoir. Je reste une citoyenne engagée contre tous les obscurantismes et nihilismes religieux. A commencer par ceux majoritaires chez nous dont le catholicisme sur la question des femmes et de leurs droits humains fondamentaux.

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  6. En fait, Hypathie a raison sur l'abattage. Je ne m'y connais pas assez mais ce que je sais c'est qu'il y a encore d'autres souffrances infligées aux cochons bien avant l'abattage : ablations de la queue sans anesthésie + castration hyperdouloureuse également sans parler des transports sur des milliers de kilomètres odans des conditions effroyables. Je sais que j'avais lu des trucs insoutenables dans Charlie-Hebdo qui m'ont détournée tout droit de la consommation de viande. Sur les vaches ce n'était pas mieux, d'ailleurs.

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