Une campagne est lancée contre le harcèlement à l'école, pour faire prendre conscience du phénomène qui touche un enfant sur dix de la primaire au collège, avec parfois des conséquences aussi dramatiques que le suicide...
On a tous entendu la fameuse phrase " les enfants sont méchants entre eux ", comme si c'était un fait acquis, normal, banal, acceptable, et surtout comme si les victimes devaient se satisfaire de cet état de fait, et prendre leur mal en patience, ou tout du moins s'endurcir, et encaisser ad vitam aeternam.
Le problème réside dans le fait que certains enfants n'ont pas la force d'encaisser, de se blinder, jour après jour à l'école, durant parfois des années de brimades, coups, vols,voire de sévices sexuels ...
Le dialogue reste la seule issue de secours, celui avec ses enseignants, ses parents, mais que faire lorsqu'il n'y a pas d'écoute, lorsque l'adulte n'écoute pas, ou n'entends pas un appel au secours ? "oh, c'est pas grave...ils sont idiots, ne les écoute pas, ça va leur passer..." sauf que parfois ça ne passe pas, et l'enfant s'enferme dans son mal être, victime silencieuse de l'indifférence générale.
Le harcèlement ne doit pas être sous-estimé, il est de notre devoir d'entendre ces enfants et leur souffrance, d'inculquer aux nôtres le respect de ses pairs, de leur expliquer le poids et les conséquences de leurs actes sur la vie de leurs camarades.
Les moqueries sont sans doute les plus répandues en terme de pratiques de harcèlement, répandues et banalisées, et les reseaux sociaux permettent aujourd'hui aux gentils tortionnaires de mondialiser leurs attaques en diffusant commentaires, vidéos ou photos de leurs victimes, charmant n'est-ce pas ?
Les moqueries, j'en ai moi-même subies, comme beaucoup, et j'en garde probablement une marque indélébile, le manque de confiance en moi et une méfiance instinctive du groupe, ce groupe qui peut parfois se liguer contre vous.
Ce n'étaient que de stupides moqueries, rien de grave, non ?
Comme je le raconte à mes enfants, ayant de grandes oreilles, genre elfique, on me surnommait Dumbo en 6ème, et comme j'étais maigrichonne, on en rajoutais une couche avec le surnom d'olive, la femme de popeye, je vous passe d'autres surnoms bien moins sympathiques, oh, bien sûr, à cet âge, on relativise, certaines de mes amies rondouillardes, se faisaient traiter de baleines, ce qui somme toute était bien pire qu'olive ou dumbo me disais-je tout en compatissant à leur propre sort, et ainsi le temps passe, on prend son mal en patience...on grandit, on se blinde, on devient somme toute plutôt charmante, avec ses grandes oreilles planquées sous une tonne de cheveux, et on s'arrondit, laissant Olive, quelque part, au fond de soi...
L'école doit être un lieu de partage, d'éducation, d'égalité et de fraternité !
Alors ce soir, parce que chacun peut contribuer à ce que cette souffrance cesse, pourquoi ne pas en parler à vos enfants, leur montrer les vidéos de cette campagne :
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